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Des proches d'étudiants libanais à l'étranger entrent de force dans une banque à Chtaura, un blessé

Des proches d'étudiants libanais à l'étranger entrent de force dans une banque à Chtaura, un blessé

Des proches d'étudiants libanais à l'étranger rassemblés devant la branche d'une banque à Chtaura dans la Békaa, le 10 février 2021. Photo ANI

Plusieurs proches d'étudiants libanais à l'étranger sont entrés par la force dans la branche d'une banque de Chtaura (Békaa) et y ont tenu un sit-in durant un quart d'heure pour réclamer l'application de la loi sur le "dollars étudiant" qui leur permet d'envoyer des fonds à leurs enfants au taux officiel, alors que la monnaie nationale ne cesse de s'effondrer, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

L'un des parents a été blessé par des employés de la banque alors qu'il avait été autorisé par les forces de l'ordre à y entrer pour négocier l'application de la loi 193 en question. Mohammad Jaafar a été agressé par des employés de la banque alors qu'il avait été autorisé à entrer par les forces de l'ordre afin de négocier l'application de la loi. L'homme a ensuite été transporté vers un hôpital de la région.

La loi 193 permet le transfert à l'étranger d'un montant annuel de 10.000 dollars sur base du taux officiel à tout étudiant inscrit dans une université étrangère pour l’année 2020-2021. Depuis l'adoption de cette loi par le Parlement, mi-octobre 2020, la Banque du Liban planche sur un "mécanisme central" pour ce texte afin d’éviter les fraudes, mais les parents accusent le gouverneur de la BDL, Riad Salamé, d'atermoiements.

"Sommes-nous dans une ferme ou dans un pays qui n'applique pas les lois ?", s'est interrogé l'un des manifestants. Les protestataires ont également bloqué la route menant à la place de Chtaura, poussant l'armée et les forces de l'ordre à se déployer. "Nous ne savions pas que les signatures sont sans valeur pour le gouverneur de la Banque du Liban, qui est au-dessus des lois", s'est indigné Sami Hamia, membre de l'Association des parents d'étudiants à l'étranger, critiquant "les circulaires trompeuses visant à tergiverser et diluer la loi. Ils volent notre argent (...), nous n'abandonnerons pas les droits de nos enfants, sachez-le", a-t-il rétorqué.

À Beyrouth, l'association de parents d'étudiants libanais à l'étranger a également organisé un sit-in devant le siège de la BDL situé à Hamra et celui de la Commission économique et sociale des Nations unies pour l’Asie occidentale (Escwa) pour demander la mise en œuvre de la loi 193, menaçant d'une escalade.

Des manifestations récurrentes ont lieu depuis des mois pour réclamer la mise en œuvre de la loi 193 sur le dollar étudiant, alors que les Libanais pâtissent depuis plus d'un an de restrictions bancaires aussi drastiques qu'illégales et que le dollar s'échange ces derniers jours sur le marché noir à environs  9.000 LL et que le taux officiel est de 1.507.5 LL.

Plusieurs proches d'étudiants libanais à l'étranger sont entrés par la force dans la branche d'une banque de Chtaura (Békaa) et y ont tenu un sit-in durant un quart d'heure pour réclamer l'application de la loi sur le "dollars étudiant" qui leur permet d'envoyer des fonds à leurs enfants au taux officiel, alors que la monnaie nationale ne cesse de s'effondrer, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). L'un des parents a été blessé par des employés de la banque alors qu'il avait été autorisé par les forces de l'ordre à y entrer pour négocier l'application de la loi 193 en question. Mohammad Jaafar a été agressé par des employés de la banque alors qu'il avait été autorisé à entrer par les forces de l'ordre afin de négocier l'application de la loi. L'homme a ensuite été transporté vers un...