Le président libanais, Michel Aoun. Photo d'archives AFP
La présidence libanaise a une nouvelle fois démenti toute velléité d'obtenir le tiers de blocage au sein du futur gouvernement, attendu depuis six mois, affirmant que le chef de l'Etat ne peut faire de "concessions" sur ses "prérogatives constitutionnelles" liées à la formation du cabinet.
"Certains responsables politiques et médias parlent de +concessions+ que devrait faire le président Aoun" pour que soit formé le gouvernement, mais ces "concessions" qui sont demandées se réfèrent aux "prérogatives constitutionnelles du chef de l'Etat, qu'il se doit de préserver", a souligné le bureau de presse du palais de Baabda dans un communiqué.
Depuis le début des tractations pour la formation du nouveau cabinet, le président et le Courant patriotique libre (CPL), le parti qu'il a fondé, insistent sur la défense des prérogatives constitutionnelles du président de la République, "en tant que partenaire à part entière (du Premier ministre désigné) dans les tractations" gouvernementales. Ils brandissent ces prérogatives dans le cadre du bras de fer avec le Premier ministre désigné, Saad Hariri, autour de la nomination des ministres, du partage des portefeuilles et du tiers de blocage.
La présidence a d'ailleurs démenti que Michel Aoun cherche à obtenir, avec le CPL, le tiers de blocage au sein de la future équipe. Elle a souligné que l'insistance de "certaines parties" à prêter ces velléités au président et au CPL prouve "le manque d'objectivité" et la mauvaise foi de leurs détracteurs.


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