Zeina Kanjo. Photo tirée de sa page Facebook.
Le premier juge d'instruction de Beyrouth, Charbel Bou Samra, a émis lundi un mandat d'arrêt par contumace à l'encontre d'Ibrahim Ghazal, le mari de Zeina Kanjo, qui avait été retrouvée morte le week-end dernier, étouffée à son domicile conjugal situé à Aïn el-Mreissé à Beyrouth, rapporte notre correspondante Sarah Abdallah. Cette procédure sera suivie par la publication d'une notice d'Interpol, Ibrahim Ghazal étant actuellement en fuite, probablement en Turquie, selon l'avocat de la famille de la victime.
Des poursuites judiciaires avaient été lancées jeudi soir pour "homicide volontaire" contre Ibrahim Ghazal par le procureur général près la cour d'appel de Beyrouth, Ziad Abou Haïdar. Selon le code pénal libanais, les personnes poursuivies pour homicide volontaire risquent la peine de mort.
Zeina Kanjo avait déjà porté plainte contre son mari pour violence conjugale et s'apprêtait à entamer une procédure de divorce.
Le Liban avait adopté en 2013 une loi sur la violence domestique, mais nombre de femmes continuent de subir les mauvais traitements de leur mari et ce chiffre a augmenté au cours de l'année écoulée en raison des confinements sanitaires successifs au Liban. Selon Leila Awada, avocate et cofondatrice de l'association Kafa, si cette loi a assuré une avancée pour la sécurité des femmes, elle pâtit d'un "manque de fermeté" dans son application.


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