Des manifestants bloquant l'accès à l'autoroute de Tripoli au Akkar (Liban-Nord), le 5 février 2021. Photo Ani
Plusieurs manifestants ont bloqué vendredi l'autoroute menant de Tripoli (Nord) au Akkar, en brûlant des pneus et une vieille voiture, au niveau de quartier de Bab el-Tebbané, afin de protester contre "la dégradation des conditions de vie" et les arrestations arbitraires de plusieurs habitants de la ville, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
Plus tôt dans la matinée, quelques manifestants s'étaient rassemblés devant le tribunal militaire, à Beyrouth, afin de réclamer la libération des personnes "arrêtées et détenues arbitrairement".
La semaine dernière, la capitale du Nord, qui est la plus pauvre ville du bassin Est de la Méditerranée, avait été le théâtre de manifestations contre la situation socio-économique, aggravée par le confinement total, qui avaient dégénéré en affrontements entre contestataires et forces de l'ordre, faisant un mort et plusieurs centaines de blessés. Ces derniers jours, les autorités ont procédé à une série d’arrestations parmi les militants qui ont pris part aux manifestations de Tripoli. Selon certains activistes, au moins une trentaine de personnes, en majeure partie de Tripoli et de la Békaa, ont été entendues par les services de sécurité dans ce cadre. Certains auraient été arrêtés de façon musclée par les services de renseignement, tandis que d’autres ont disparu des radars pendant plusieurs jours. La plupart des militants convoqués par les autorités n’étaient pas accompagnés d’un avocat, contrairement aux dispositions de l’article 47 du code de procédure pénale.


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