L'Irano-Britannique Nazanin Zaghari-Ratcliffe. Photo d'archives AFP
Le mari de Nazanin Zaghari-Ratcliffe, une Irano-Britannique aux mains de la justice iranienne depuis 2016, a indiqué que les autorités britanniques lui avaient demandé de se faire discret dans son combat pour sa libération, sous peine de compromettre une possible remise en liberté début mars.
"Le ministère des Affaires étrangères nous a informés cette semaine de menaces à l'encontre de Nazanin et de sa famille si nous continuons à médiatiser sa date de libération", a indiqué dimanche le compte Twitter Free Nazanin, tenu par son mari, Richard Ratcliffe. "Nous continuons de penser que la transparence est la meilleure protection contre les abus", a estimé Richard Ratcliffe dans cette série de tweets.
Contacté par l'AFP, le ministère des Affaires étrangères n'a pour l'instant pas répondu aux sollicitations.
Nazanin Zaghari-Ratcliffe avait été arrêtée avec sa fille en avril 2016 en Iran, où elle venait de rendre visite à sa famille, puis condamnée à cinq ans de prison, qui s'achèveront selon sa famille le 7 mars.
Accusée d'avoir cherché à renverser le régime de Téhéran, ce qu'elle conteste, cette employée de la Fondation Thomson Reuters - la branche philanthropique de l'agence de presse canado-britannique du même nom -, se trouve actuellement sous bracelet électronique. Elle a obtenu au printemps dernier une permission de sortie temporaire de la prison d'Evin, à Téhéran, en raison de la pandémie de nouveau coronavirus, à la suite de laquelle elle a été assignée à résidence chez ses parents. Elle a fait l'objet d'une deuxième procédure judiciaire en Iran, accusée de diffusion de propagande contre le régime, mais ce procès a été ajourné début novembre, sans qu'aucune nouvelle date ne lui ait été communiquée, laissant entrevoir l'espoir d'un abandon de ces poursuites. Elle espère à présent selon sa famille pouvoir revenir au Royaume-Uni dans cinq semaines, à la fin de sa peine de cinq ans de prison.
"Si quelque chose arrive à Nazanin et à sa famille, ou si elle n'est pas renvoyée au Royaume-Uni le 7 mars - il devrait y avoir des conséquences", a ajouté Richard Ratcliffe.
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