Le chef de la diplomatie turc, Mevlut Cavusoglu (g), accueillant son homologue iranien, Mohammad Javad Zarif, le 29 janvier 2021 à Istanbul. Photo Turkish Foreign Ministry /Handout via REUTERS
La Turquie a appelé vendredi les Etats-Unis à revenir dans l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien et à mettre fin aux sanctions contre Téhéran, en recevant le chef de la diplomatie iranienne Javad Zarif.
"Nous avons soutenu dès le début l'accord sur le nucléaire iranien. L'administration Trump s'est malheureusement retirée de cet accord. J'espère que l'administration Biden y reviendra et que les sanctions contre l'Iran, pays frère, pourront être levées", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères turc Mevlut Cavusoglu lors d'une conférence de presse avec M. Zarif à Istanbul.
La nouvelle administration démocrate de Joe Biden s'est déclarée prête à réengager les Etats-Unis dans l'accord, quitté en 2018 par Donald Trump, mais Washington et Téhéran attendent chacun de leur côté un premier pas de l'autre.
M. Trump avait abandonné l'accord au profit d'un renforcement des pressions économiques sur la République islamique, à la grande satisfaction des alliés de Washington dans le Golfe, notamment l'Arabie saoudite, et Israël.
"Nous sommes prêts à respecter nos engagements (prévus dans l'accord) lorsque les Etats-Unis le feront aussi", a pour sa part déclaré M. Zarif.
La visite du chef de la diplomatie iranienne en Turquie s'inscrit dans le cadre d'une tournée régionale qui l'a précédemment conduit à Bakou, Erevan, Tbilissi et Moscou. Il doit être reçu en début d'après-midi par le président turc Recep Tayyip Erdogan.
Les relations, d'habitude amicales, entre la Turquie et l'Iran, avaient été traversées en décembre par une brusque montée de tensions. Téhéran avait critiqué M. Erdogan pour avoir récité un poème laissant entendre que les provinces du Nord-Ouest de l'Iran faisaient partie de l'Azerbaïdjan.
Mais cet épisode semble avoir été surmonté, les deux pays privilégiant la poursuite de leur coopération, notamment pour favoriser un règlement du conflit en Syrie, bien qu'ils parrainent des camps opposés.


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