La ministre égyptienne de la Santé, Hala Zayed (au centre), devant une cargaison d'aides médicales pour le Liban. Photo ANI
Trois avions transportant des aides médicales fournies par l'Egypte et la Ligue arabe ont atterri jeudi matin à l'Aéroport international de Beyrouth (AIB), alors que la crise sanitaire a pris de dangereuses proportions au Liban, dont les hôpitaux sont submergés par les patients atteints du coronavirus. La ministre égyptienne de la Santé, Hala Zayed, est également arrivée à Beyrouth, afin de remettre ces aides. Les appareils, deux affrétés par le gouvernement égyptien et un par la Ligue, contiennent notamment des appareils médicaux et des médicaments, selon l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle).
Accueillant son homologue égyptienne à l'AIB, le ministre libanais sortant de la Santé, Hamad Hassan, a souligné que le pays du Cèdre doit faire face à "des défis compliqués et des circonstances exceptionnelles", mais qu'il serait possible de les surmonter grâce à la "solidarité" des pays arabes. Pour sa part, Mme Zayed a déclaré que le "pont aérien" établi entre Le Caire et Beyrouth pour l'envoi d'aides humanitaires "restera ouvert tant que la pandémie sévira". "Le peuple libanais a la capacité de surmonter les défis", a-t-elle ajouté.
Le Liban a enregistré depuis février 2020 près de 290.000 cas de Covid-19 et plus de 2.500 décès, tandis que 2.428 patients sont actuellement hospitalisés dont 945 en soins intensifs.
La gestion des aides reçues par l'Etat a provoqué ces derniers mois plusieurs polémiques. Deux hôpitaux de campagne reçus par le Qatar en novembre 2020 n'ont par exemple pas encore été installés, en raison du manque d'infrastructures suffisantes et de tensions politiques entourant leur future localisation. Mi-janvier, il avait été annoncé que l'une de ces structures initialement prévue pour Tyr (Sud), serait finalement installé à Beyrouth, après une requête du président du Parlement Nabih Berry en ce sens, mais l'installation de cet hôpital de campagne n'a toujours pas été lancée. Des respirateurs artificiels, également offerts par Doha, sont restés plusieurs mois dans les sous-sols du stade de la Cité sportive de Beyrouth sans être utilisés. Après les explosions du port le 4 août 2020, des tonnes de farine en provenance d'Irak étaient restées stockées sous les gradins de la Cité sportive.

