Le président iranien Hassan Rohani (c) aux côtés de son directeur de cabinet, Mahmoud Vaezi (d), le 15 janvier 2020. Photo d'archives AFP
Israël mène une "guerre psychologique" contre l'Iran, a estimé mercredi un haut responsable de la République islamique, après les déclarations la veille du chef de l'armée israélienne évoquant de nouveaux "plans" pour contrer toute menace nucléaire de Téhéran.
"Ils sont en train de mener une guerre psychologique, ils n'ont pratiquement aucun plan, aucune capacité", a indiqué le directeur de cabinet du président, Mahmoud Vaezi, en marge du conseil des ministres, en réponse à une question sur les déclarations du responsable israélien.
Mardi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, Aviv Kochavi, a indiqué avoir ordonné à l'armée de "préparer des plans opérationnels additionnels" en 2021 qui "seront prêts" en cas de décision des politiques de mener une offensive contre l'Iran, ennemi n°1 d'Israël.
"Pour défendre l'Iran, nos forces armées sont entraînées. Les différentes manoeuvres que nous avons effectuées sont des signes que nous n'avons pas l'intention d'attaquer", a lancé M. Vaezi. "Nous n'avons pas l'intention d'entrer en guerre, mais nous défendons sérieusement le pays", a-t-il ajouté.
Depuis début janvier, les forces iraniennes ont effectué des exercices militaires dans le centre du pays et dans le Golfe en utilisant des missiles et des drones.
Les propos de M. Kochavi interviennent près d'une semaine après l'investiture du président américain, Joe Biden, succédant à Donald Trump qui avait adopté une politique de "pression maximale" vis-à-vis de Téhéran et s'est retiré unilatéralement en 2018 de l'accord sur le nucléaire iranien, conclu trois ans auparavant avec les grandes puissances.
Jugeant que la politique iranienne de son prédécesseur était un échec, M. Biden a fait part de son intention de ramener les Etats-Unis dans le giron de l'accord nucléaire mais il a conditionné cela à un retour préalable de l'Iran au respect strict de ses engagements.
Pour sa part, Téhéran demande une levée "sans conditions" des sanctions, et que Washington renonce à vouloir "arracher des concessions". La République islamique a indiqué à plusieurs reprises qu'elle ne cherchait pas à acquérir la bombe atomique.


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