Le Premier ministre libanais désigné, Saad Hariri. Photo d'archives Dalati and Nohra via AFP
Le Premier ministre libanais désigné, Saad Hariri, a condamné mardi "les attaques houthies" survenues samedi contre la capitale saoudienne Riyad, estimant que celles-ci constituaient un "message iranien" ayant pour but de saboter les solutions pacifiques au conflit au Yémen.
"Les attaques houthies contre Riyad sont des messages iraniens que nous condamnons et qui ont pour but de saboter les solutions pacifiques à la crise yéménite", a écrit M. Hariri sur Twitter. "Nous sommes solidaires du royaume (saoudien) et de ses dirigeants dans leur lutte contre les défis et les dangers, d'où qu'ils proviennent", a-t-il ajouté.
Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, qui entretient de bonnes relations avec Riyad, a également condamné l'incident. "On ne peut considérer que l'attaque contre Riyad à l'aide de missiles guidés s'inscrit dans la guerre en cours au Yémen. Il s'agit d'une attaque préméditée contre l'une des plus grandes capitales arabes, en raison du rôle que joue l'Arabie saoudite dans la région", a estimé le leader chrétien. "Ce genre d'attaques n'aura comme résultat que davantage de solidarité et de détermination arabes pour faire face à tout ce que la région endure, du Yémen jusqu'au Liban".
L'Arabie saoudite a annoncé avoir intercepté samedi une cible "hostile" au-dessus de Riyad, qui fait régulièrement l'objet d'attaques lancées par les rebelles houthis du Yémen voisin. Riyad n'a toutefois pas accusé les rebelles yéménites houthis, soutenus par l'Iran. Et ces derniers ont affirmé via un de leurs médias ne pas être impliqués dans l'incident. Lundi, le ministère libanais des Affaires étrangères, ainsi que l'Allemagne, la France et le Royaume Uni, ont condamné l'incident en question.


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