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Dernières Infos - Coronavirus Au Liban

Firas Abiad : Une levée du bouclage provoquerait l'effondrement du secteur de santé

Firas Abiad : Une levée du bouclage provoquerait l'effondrement du secteur de santé

Le directeur de l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth Firas Abiad. Photo d'archives Ani

Le directeur de l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth, Firas Abiad, a clairement mis en garde jeudi contre toute levée ou assouplissement du bouclage total, estimant que cela aurait pour conséquences "un effondrement du système de santé et davantage de morts", alors que le Liban croule sous le poids de la pandémie et que le secteur hospitalier, saturé, est à bout de souffle.

"La semaine dernière, le Liban a enregistré son bilan le plus sombre en terme de décès depuis le début de la pandémie", a écrit M. Abiad sur Twitter, peu avant une réunion du Conseil supérieur de défense qui doit se prononcer sur une éventuelle prolongation du bouclage. "Tout assouplissement du bouclage dans le contexte actuel aura sûrement pour conséquences un effondrement du système de santé et fera davantage de morts", a-t-il également mis en garde. "C'est inacceptable et inconscient, la propagation doit être contenue".

Firas Abiad a toutefois appelé à fournir une aide aux démunis afin de pouvoir subsister pendant le bouclage : " Un bouclage plus long nécessite également de soutenir les foyers vulnérables et les populations à risque. Malgré nos difficultés financières, cela sera nécessaire". 

Le médecin a souligné que selon la classification de l'Organisation mondiale de la santé, le Liban se trouve actuellement au niveau le plus grave de la pandémie avec une épidémie hors de contrôle et des capacités du secteur de santé limitées.

Mercredi soir, la commission nationale chargée de la lutte contre le coronavirus a recommandé une prolongation de deux semaines du bouclage strict du pays, censé se terminer le 25 janvier mais qui n'a toujours pas permis de baisser le nombre de contaminations et décès quotidiens, alors que le secteur hospitalier est saturé. Le Conseil de défense, qui doit se réunir à midi à Baabda, devrait prendre une décision en ce sens.

Afin d'enrayer une propagation de la pandémie devenue incontrôlable après les fêtes de fin d'année, les autorités avaient annoncé un bouclage strict du Liban du 14 au 25 janvier. Durant cette dizaine de jours, un couvre-feu est instauré 24h/24 et l’état d'urgence sanitaire décrété. Il faut désormais remplir un formulaire en ligne ou par SMS pour obtenir une attestation de déplacement pour des motifs précis. Seuls le personnel de santé, les journalistes, les militaires, les employés du secteur alimentaire et d'autres travailleurs jugés essentiels en sont exemptés. Des mesures renforcées ont également été mises en place pour tous les passagers arrivant à l'aéroport de Beyrouth, notamment l'obligation de s'isoler pendant 72h dans un hôtel, dans l'attente des résultats des tests PCR effectués à l'arrivée, avec certaines exemptions annoncées lundi.


Le directeur de l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth, Firas Abiad, a clairement mis en garde jeudi contre toute levée ou assouplissement du bouclage total, estimant que cela aurait pour conséquences "un effondrement du système de santé et davantage de morts", alors que le Liban croule sous le poids de la pandémie et que le secteur hospitalier, saturé, est à bout de souffle."La semaine dernière, le Liban a enregistré son bilan le plus sombre en terme de décès depuis le début de la pandémie", a écrit M. Abiad sur Twitter, peu avant une réunion du Conseil supérieur de défense qui doit se prononcer sur une éventuelle prolongation du bouclage. "Tout assouplissement du bouclage dans le contexte actuel aura sûrement pour conséquences un effondrement du système de santé et fera davantage de morts", a-t-il...