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Dernières Infos - Diplomatie

Pour l'Iran, les sanctions de l'UE contre le ministre syrien des AE sont "déraisonnables"

Le ministre syrien des Affaires étrangères, Fayçal Moqdad participe à une conférence de presse. Photo Michal Cizek / AFP

L'Iran a affirmé samedi que les sanctions européennes contre le ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Moqdad étaient "déraisonnables" et risquaient d'exacerber la crise dans le pays ravagé par la guerre.

L'Union européenne a ajouté vendredi le ministre syrien récemment nommé à sa liste des personnes sanctionnées pour "leur responsabilité" dans la répression sanglante menée par les autorités syriennes et les alliés du président Bachar el-Assad. Cette décision porte à 289 le nombre de personnes inscrites sur cette liste et visées par une interdiction de voyage et un gel de leurs avoirs.

"Une telle décision va simplement augmenter les divergences, avec pour conséquence une défiance accrue entre Bruxelles et Damas", a réagi dans un communiqué Saïd Khatibzadeh, porte-parole du chef de la diplomatie syrienne. "Au moment où la crise en Syrie nécessite une solution politique, sanctionner (M. Moqdad) signifie seulement entraver le chemin vers la paix", a-t-il ajouté, appelant l'UE à reconsidérer sa décision "déraisonnable et pas constructive". M. Moqdad est devenu ministre des Affaires étrangères après la mort en novembre de son prédécesseur Walid Moallem. Il s'est rendu à Téhéran début décembre, sa première visite à l'étranger en tant que chef de la diplomatie.

L'Iran soutient vigoureusement le président syrien Bachar l-Assad dans la guerre civile qui ravage le pays depuis dix ans.

L'UE a commencé à imposer des sanctions aux autorités syriennes en 2011 en raison de la répression des manifestations antipouvoir. Depuis, la guerre en Syrie a fait plus de 387.000 morts et des millions de déplacés.


L'Iran a affirmé samedi que les sanctions européennes contre le ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Moqdad étaient "déraisonnables" et risquaient d'exacerber la crise dans le pays ravagé par la guerre.
L'Union européenne a ajouté vendredi le ministre syrien récemment nommé à sa liste des personnes sanctionnées pour "leur responsabilité" dans la répression sanglante...