Rechercher
Rechercher

Liban

Poursuites requises contre trois Libanais impliqués dans un trafic d’armes et d’explosifs en 2016

Cette affaire n’est pas sans rappeler celle du Rhosus, le navire qui est arrivé en 2013 à Beyrouth, avec à son bord 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium, et dont la cargaison a explosé le 4 août au port de la capitale libanaise, où elle était stockée.

Poursuites requises contre trois Libanais impliqués dans un trafic d’armes et d’explosifs en 2016

Des sacs de nitrate d'ammonium. Photo d'illustration) AFP / Grégoire MAISONNEUVE

La première juge d’instruction du Liban-Nord a rendu public jeudi son acte d’accusation dans une affaire de trafic d’armes et d’explosifs, notamment du nitrate d’ammonium remontant à 2016 et dans laquelle quatre Libanais, identifiés seulement par leurs prénoms, Mohammad A., Kamal K., Talal D. et Khaled Y., sont impliqués.

La juge a requis des peines allant jusqu’à 10 ans de prison contre trois d’entre eux, conformément aux articles du code de procédure pénale, relatifs au trafic d’armes et d’explosifs. Elle a prononcé un non-lieu en faveur du quatrième, Khaled Y., pour insuffisance de preuves. Il s’agit du propriétaire de la compagnie au nom de laquelle la cargaison avait été importée à son insu, conformément aux faits rapportés dans le texte.

Selon l’acte d’accusation, les trois avaient tenté d’’importer illégalement depuis la Turquie une grande quantité de fusils de chasse au nom de la compagnie de Khaled Y. Le cargo était destiné à transporter des armes et des explosifs vers le Ghana en passant par les ports libanais, camerounais, togolais et nigérian.

Pour mémoire

Entre le Hezbollah et le nitrate d’ammonium, une bien vieille histoire

En février 2016, le Trader, un navire battant pavillon togolais et spécialisé dans le transport de produits dangereux, faisait route entre le port turc de Mersin et le Liban, lorsqu’il avait été intercepté par les autorités grecques. Se trouvaient à son bord 6.400 fusils de chasse, 400 sacs de 25 kilos de nitrate d’ammonium chacun, 151 caisses d’un explosif appelé « Yavex », qui est composé de nitrate d’ammonium et de carburant, cinq caisses d’explosifs et cinq caisses (5 000 pièces) de cordon détonant. La Grèce avait saisi ce bateau de fret au large de la Crète et en avait confisqué le contenu, alors qu’il naviguait sans licence d’importation des autorités libanaises et sans avoir préalablement averti de sa traversée la Force intérimaire de l’ONU, déployée au Liban et dans ses eaux territoriales, comme cela est normalement requis.

Le propriétaire du navire étant un ressortissant libanais, Athènes avait ensuite averti Beyrouth de cette saisie et les autorités libanaises avaient ouvert une enquête. Le dossier avait d’abord été saisi par l’armée avant d’être transféré aux services de renseignements puis au procureur général près la Cour d’appel du Liban-Nord, avant de parvenir à la juge d’instruction. Les quatre hommes impliqués avaient alors été inculpés pour faux, usage de faux et pour fraude, notamment parce qu’ils prétendaient importer leurs armes au nom de la société de Khaled Y., qui n’avait pas, elle, connaissance de ce chargement.

Cette affaire n’est pas sans rappeler celle du Rhosus, le navire qui est arrivé en 2013 à Beyrouth, avec à son bord 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium. Le chargement avait été saisi par les autorités et était entreposé depuis 2014 dans le hangar n°12 du port, avant d’exploser le 4 août 2020. La gigantesque double détonation a fait plus de 200 morts, des milliers de blessés et dévasté des quartiers entiers de la capitale libanaise.

*Cet article à été modifié le 14 janvier à 20h10


La première juge d’instruction du Liban-Nord a rendu public jeudi son acte d’accusation dans une affaire de trafic d’armes et d’explosifs, notamment du nitrate d’ammonium remontant à 2016 et dans laquelle quatre Libanais, identifiés seulement par leurs prénoms, Mohammad A., Kamal K., Talal D. et Khaled Y., sont impliqués. La juge a requis des peines allant jusqu’à 10 ans de...

commentaires (1)

Le dossier avait d'abord été saisi par l'armée avant d'être transféré aux services de renseignement puis au procureur général près la cour d'appel du Liban-Nord, avant de parvenir à la juge d'instruction. Les quatre hommes impliqués avaient alors été inculpés pour faux, usage de faux BON TOUT LE MONDE A FAIT SON DEVOIR POUVONS NOUS CONNAITRE LE JUGEMENT DECIDE ET SI LES PERSONNES ACCUSES ONT ETE EMPRISONNEES POUR CELA? LA VERITE QUAND UN ARTICLE PARAIT, IL ME SEMBLE QUE LE MINIMUM A FAIRE EST DE CLOTURER L'ARTICLE EN DISANT CLAIREMENT LES SUITES QU'A CONNU CETTE AFFAIRE PUISQU'ELLE EST PASSEE EN JUSTICE MERCI L'OLJ DE NOUS RENSEIGNER A CE SUJET

LA VERITE

16 h 36, le 14 janvier 2021

Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • Le dossier avait d'abord été saisi par l'armée avant d'être transféré aux services de renseignement puis au procureur général près la cour d'appel du Liban-Nord, avant de parvenir à la juge d'instruction. Les quatre hommes impliqués avaient alors été inculpés pour faux, usage de faux BON TOUT LE MONDE A FAIT SON DEVOIR POUVONS NOUS CONNAITRE LE JUGEMENT DECIDE ET SI LES PERSONNES ACCUSES ONT ETE EMPRISONNEES POUR CELA? LA VERITE QUAND UN ARTICLE PARAIT, IL ME SEMBLE QUE LE MINIMUM A FAIRE EST DE CLOTURER L'ARTICLE EN DISANT CLAIREMENT LES SUITES QU'A CONNU CETTE AFFAIRE PUISQU'ELLE EST PASSEE EN JUSTICE MERCI L'OLJ DE NOUS RENSEIGNER A CE SUJET

    LA VERITE

    16 h 36, le 14 janvier 2021