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Amal : Pourquoi un gouvernement de mission compétent ne peut-il pas être formé rapidement ?

Amal : Pourquoi un gouvernement de mission compétent ne peut-il pas être formé rapidement ?

Le logo du mouvement Amal. Via l'Ani

Le bureau politique du mouvement Amal, conduit par le président du Parlement Nabih Berry, s'est interrogé lundi sur les raisons pour lesquelles "un gouvernement de mission compétent ne peut pas être formé rapidement", alors que le formation du cabinet est dans une impasse depuis cinq mois et que les différents acteurs impliqués s'accusent mutuellement de ce blocage. Le Premier ministre désigné, Saad Hariri, et le président de la République, Michel Aoun, ne parviennent pas à se mettre d'accord sur une mouture gouvernementale et des désaccords subsistent quant à l'attribution des portefeuilles et la nomination des ministrables. 

"Une question essentielle demeure : pourquoi un gouvernement de mission compétent ne peut-il pas être formé rapidement ?", s'est interrogé le mouvement Amal dans un communiqué publié au terme de sa réunion hebdomadaire. Le mouvement a estimé que "la solution" aux problèmes actuels est la mise sur pied d'un "Etat civil, loin du système confessionnel", accusant toutefois "une certaine personne d'accepter ce slogan mais de pratiquer le contraire dans la vie politique de la nation", en allusion - sans toutefois le mentionner - au chef du Courant patriotique libre (CPL), le député Gebran Bassil. Lors d'une conférence de presse donnée dimanche, le gendre du chef de l'Etat avait appelé à "la tenue d’un dialogue national qui déboucherait sur un nouveau système politique à même de garantir la stabilité du pays" et à "un État civil" où serait appliqué une "décentralisation administrative élargie".

"La décentralisation administrative est une revendication de tous, à condition qu'elle consacre l'unité du Liban, loin des projets de division ou de fédéralisme", a encore affirmé le bureau politique d'Amal, alors que plusieurs voix, notamment chez les chrétiens, prônent une division fédérale du pays. "Ce qui est demandé à cette étape, c'est que chacun dise toute la vérité, et assume la responsabilité qui lui incombe. Le Liban n'a pas besoin d'une mobilisation confessionnelle mais de resserrer le lien national et de renoncer à se cacher derrière des préoccupations qui n'existent que dans l'imagination de certains", a enfin estimé le mouvement, dans une pique à peine voilée au chef du CPL.

Quant à la crise sanitaire que traverse le Liban , le mouvement Amal a appelé les autorités à "négocier avec les sociétés produisant le vaccin, élargir les options et négocier avec plus d'un pays producteur du vaccin, que ce soit à l'Est ou l'Ouest, afin que le vaccin soit garanti pour la plus grande partie possible de la population libanaise". Pour l'heure, le Liban a commandé des vaccins de Pfizer-BioNTech contre le coronavirus, produits par un conglomérat américano-germanique, bien qu'ils soient coûteux et malaisés à conserver (à -70°). Le ministre sortant de la Santé, Hamad Hassan, a toutefois indiqué samedi qu'il continuait à négocier pour obtenir d'autres vaccins. Alors que le pays est reconfiné pour la quatrième fois, Amal a appelé à un "plan de soutien pour les familles les plus pauvres et les travailleurs journaliers".


Le bureau politique du mouvement Amal, conduit par le président du Parlement Nabih Berry, s'est interrogé lundi sur les raisons pour lesquelles "un gouvernement de mission compétent ne peut pas être formé rapidement", alors que le formation du cabinet est dans une impasse depuis cinq mois et que les différents acteurs impliqués s'accusent mutuellement de ce blocage. Le Premier ministre...