Le juge Merrick Garland. Photo AFP/Brendan Smialowski
"Ces nominations reflètent l'engagement profond du président élu à la réaffirmation du (rôle du) ministère de la Justice comme un pilier d'indépendance et d'intégrité, et à s'assurer que le ministre de la Justice et son équipe proche sont les avocats du peuple américain, et non le cabinet d'avocats du président", affirme le communiqué de l'équipe Biden.
Merrick Garland remplacera Bill Barr que l'opposition démocrate avait rebaptisé "l'avocat de Donald Trump" en raison de ses multiples interventions en faveur du président sortant ou de ses proches. Le futur ministre, si sa nomination est confirmée par le Congrès, devra réaffirmer l'indépendance de son ministère, rassurer une partie de ses quelque 110.000 employés, mais aussi engager de profondes réformes promises par le candidat démocrate lors de sa campagne.
L'un des premiers chantier sera la lutte contre les violences et le racisme dans les différents services de police, un sujet placé au coeur de la campagne électorale après la mort de George Floyd, un Afro-Américain asphyxié sous le genou d'un policier blanc fin mai.
Joe Biden, qui avait été l'un des architectes d'une loi pénale de 1994 très répressive, a également promis de développer des alternatives à l'incarcération, notamment pour les consommateurs de drogue.
La nomination de Merrick Garland intervient au lendemain de l'annonce de la victoire des démocrates dans les deux sénatoriales cruciales de Géorgie, leur assurant le contrôle de la chambre haute du Congrès. Le futur président Biden dispose ainsi d'une plus grande marge de manoeuvre dans ses choix aux postes-clés, la plupart des nominations fédérales devant être confirmées par les deux chambres aux Etats-Unis.


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