L'intérieur de l'usine de conversion d'uranium de Qom, dans le nord de l'Iran, en 2019. Photo AFP / Handout / ATOMIC ENERGY ORGANIZATION OF IRAN
La reprise par l'Iran de l'enrichissement d'uranium à hauteur de 20% fait courir "un risque très important de prolifération" nucléaire et "sape davantage" l'accord international signé en 2015, ont déploré mercredi la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni.
Pour ces trois pays signataires de l'accord de Vienne, "il n'y a pas de justification civile crédible" au nouveau désengagement annoncé cette semaine par l'Iran, selon un communiqué commun qui exhorte Téhéran à "immédiatement arrêter" cet enrichissement. "Profondément préoccupés" par ce qu'ils considèrent comme "une violation manifeste" des obligations de l'Iran, Berlin, Londres et Paris soulignent que le processus engagé par le régime iranien "risque de remettre en cause l'opportunité vitale d'un retour à la diplomatie avec la future administration américaine" du démocrate Joe Biden.
L'Iran a repris ses activités d'enrichissement au taux pratiqué avant la signature de l'accord de 2015 par lequel il avait accepté de limiter sa capacité au taux de 3,67%.
En riposte au retrait unilatéral des Etats-Unis de ce pacte et au rétablissement de lourdes sanctions américaines contre l'Iran décidés en 2018 par le président Donald Trump, la République islamique s'est affranchie, à partir de 2019, de la plupart de ses engagements pris à Vienne.


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