Les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et leurs partenaires, réunis par l’accord OPEP+, ont débuté leurs discussions hier, afin d’arrêter la quantité de brut à remettre sur le marché mondial le mois prochain. Le ministre saoudien de l’Énergie Abdelaziz ben Salmane s’est déclaré prudent, plaidant pour le maintien en février des coupes actuelles, une position attentiste que beaucoup d’analystes prêtent au chef de file du cartel depuis plusieurs jours, et qui contraste avec un front emmené par la Russie plus encline à augmenter la production, selon ces mêmes observateurs.
L’objectif est d’ajuster l’offre à une demande sabrée par la pandémie de Covid-19 et dont la reprise est incertaine, avec en ligne de mire le soutien des prix du brut. Le dernier cycle de réunions, entre le 30 novembre et le 3 décembre, avait « ouvert la voie à un retour progressif de 2 millions de barils par jour », a rappelé dimanche le secrétaire général de l’OPEP, Mohammad Barkindo. Cette stratégie s’était traduite par un premier palier de 500 000 barils quotidiens supplémentaires en janvier.

