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Dernières Infos - Liban

Amal appelle à former un cabinet loin des "intérêts personnels et partisans"

Amal appelle à former un cabinet loin des

Le logo du mouvement Amal. Photo Ani

Le mouvement Amal a appelé lundi à la formation d'un gouvernement loin de tous calculs politiques et intérêts personnels et partisans, tandis que le Liban est sans cabinet depuis bientôt cinq mois, le président de la République Michel Aoun et le Premier ministre désigné Saad Hariri ne parvenant pas à s'entendre pour mettre en place un cabinet de spécialistes indépendants. Amal a en outre appelé à "la vigilance", alors que la tension est montée d'un cran dans la région, au lendemain du premier anniversaire de l'assassinat par les Etats-Unis de Kassem Soleimani, ancien chef de la force al-Qods, l’unité d’élite des gardiens de la révolution iranienne.

"L'année écoulée a été marquée par la culture du blocage des institutions et de la paralysie du pays, ainsi que le recours à des mécanismes vains", a affirmé le mouvement Amal dans un communiqué à l'issue de sa réunion hebdomadaire. "L'ampleur de l'effondrement politique, économique, constitutionnel, monétaire et l'instrumentalisation de la Justice dans l'affaire du drame du port, sapent tous les fondations du pays (...)", a ajouté la formation chiite. Avant d'appeler "les personnes concernées par le dossier gouvernemental à mettre en place un cabinet loin des calculs politiques et intérêts particuliers, partisans et communautaires".

Près de cinq mois après la démission du Premier ministre Hassane Diab, le 10 août dernier, dans la foulée de la gigantesque explosion du 4 août, le Liban ne s'est toujours pas doté d'un nouveau gouvernement. Le cabinet sortant est chargé de la gestion des affaires courantes, alors que le pays est englué dans une série de crises socio-économique, politique, financière et sanitaire. Lors de sa désignation comme Premier ministre, le 22 octobre, Saad Hariri s'était engagé à former un cabinet de spécialistes indépendants. Mais il se heurte aux revendications des différentes formations politiques au sujet de la distribution des portefeuilles. Alors que l'optimisme prévalait avant Noël, grâce notamment à une initiative du patriarche maronite Béchara Raï, il était retombé aussi rapidement. Les négociations sont depuis revenues au point de départ, Saad Hariri étant à l'étranger depuis près d'une semaine.

"Le Liban est au cœur de la tempête régionale (...) il s'agit d'être vigilant tandis que l'ennemi sioniste s'emploie à allumer la mèche de la guerre dans la région profitant de la transition présidentielle aux Etats-Unis (...) et de la possibilité que ces derniers incitent à des conflits internes et resserrent l'étau autour de nos pays et de nos peuples".

Sur le plan de la pandémie et alors que le comité interministériel chargé de lutter contre le Covid-19 doit se réunir à nouveau à 16h pour annoncer un reconfinement, le mouvement a estimé que "les chiffres montrent clairement la difficulté de la situation actuelle, du fait de l'incapacité des autorités à imposer leurs décisions, voire de la réticence à prendre des mesures strictes et dissuasives et du manque d'appréciation du danger, de l'insouciance de la part d'un grand nombre de Libanais". Le mouvement a donc appelé à "prendre les mesures rapides nécessaires et dissuasives à l'encontre des contrevenants et à accélérer la conclusion des contrats d'importation des vaccins médicaux les plus sûrs et efficaces pour mettre un terme à cette détérioration à laquelle le secteur hospitalier au Liban ne peut plus faire face."

Le mouvement Amal a appelé lundi à la formation d'un gouvernement loin de tous calculs politiques et intérêts personnels et partisans, tandis que le Liban est sans cabinet depuis bientôt cinq mois, le président de la République Michel Aoun et le Premier ministre désigné Saad Hariri ne parvenant pas à s'entendre pour mettre en place un cabinet de spécialistes indépendants. Amal a en outre appelé à "la vigilance", alors que la tension est montée d'un cran dans la région, au lendemain du premier anniversaire de l'assassinat par les Etats-Unis de Kassem Soleimani, ancien chef de la force al-Qods, l’unité d’élite des gardiens de la révolution iranienne. "L'année écoulée a été marquée par la culture du blocage des institutions et de la paralysie du pays, ainsi que le recours à des mécanismes vains", a affirmé...