Des soldats algériens, le 10 octobre 2014 près du village d'Ait Ouabane en Algérie. Photo d'archives Farouk Batiche/AFP
L'armé a récupéré un pistolet mitrailleur Kalachnikov, un fusil mitrailleur et deux fusils à pompe, selon le communiqué qui précise que l'opération antiterroriste est toujours en cours. Dans un tweet, le président de la République Abdelmadjid Tebboune a adressé ses condoléances aux familles des soldats tués, le sergent Mebarki Saadeddine et le caporal-chef Gaid Aichouche Abdelhak.
Malgré la mise en oeuvre en 2005 d'une Charte pour la paix et la réconciliation, censée tourner la page de la "décennie noire" (1992-2002) de la guerre civile qui a fait quelque 200.000 morts, des groupes armés islamistes restent actifs notamment dans le centre-est du pays, où ils s'en prennent généralement aux forces de sécurité.
Le 17 décembre, le ministère de la Défense avait fait état de la capture d'un "dangereux terroriste" à Jijel (nord-est de l'Algérie). C'est dans cette même région que trois islamistes armés ainsi qu'un sergent-chef de l'armée avaient été tués début décembre.
Selon la presse officielle, l'armée avait alors déjoué un plan de redéploiement de l'organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) après la mort de son chef, l'Algérien Abdelmalek Droukdel, tué en juin par les forces armées françaises dans le nord du Mali. Fin novembre, AQMI a nommé à sa tête un de ses cadres, l'Algérien Abou Oubaïda Youssef al-Annabi, pour succéder à Abdelmalek Droukdel, selon l'agence américaine SITE, spécialisée dans la surveillance des groupes jihadistes. Pour l'année 2019, l'ANP a indiqué avoir tué 15 islamistes armés et en avoir arrêté 25 autres. Durant la même année, 44 islamistes se sont rendus.


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