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Dernières Infos - Incendie Criminel D'un Camp

Le Liban "protège les droits des réfugiés et des déplacés", assure le ministre sortant des AE

Le Liban

Des réfugié syriens fouillant dans les ruines de leur camp, incendié la veille, dans la localité de Bhannine, au Liban-Nord, le 27 décembre 2020. Photo AFP / Ibrahim CHALHOUB

Le ministre sortant des Affaires étrangères, Charbel Wehbé, a affirmé jeudi que le Liban assure "la protection des droits humains des réfugiés et déplacés présents sur son territoire" tant que ces derniers respectent les lois libanaises, cinq jours après l'incendie criminel du camp de réfugiés syriens de Bhannine-Minié, au Liban-nord. 

"Dans le cadre de leurs responsabilités humanitaires et politiques, le Liban et les autorités libanaises protègent les droits humains des réfugiés et déplacés présents sur son territoire, tant que les lois libanaises sont respectées", a affirmé M. Wehbé dans un communiqué. Il a souligné que son ministère avait demandé à la justice et aux forces de sécurité de "prendre toutes les mesures nécessaires et d'enquêter sur les circonstances" de l'incendie et de traduire les responsables en justice. Il a encore évoqué "la situation dramatique que vit le Liban", estimant que "les risques de dérapages sécuritaires et sociaux menacent les réfugiés et les déplacés autant que les Libanais". 

Et Charbel Wehbé de condamner "les appels dangereux à prendre les armes pour se défendre" lancés selon lui par certains, réclamant à la communauté internationale de travailler sur la question du retour des réfugiés syriens "surtout que les autorités syriennes ont exprimé qu'elles étaient prêtes à aider" les ressortissants syriens rentrant au pays. 

L'important incendie de samedi soir a ravagé tout un campement situé près de la ville de Bhannine. Le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a confirmé qu'au moins quatre réfugiés avaient été hospitalisés. Des centaines d'entre eux se sont retrouvés sans abri. Le drame a commencé par une "altercation" opposant un membre d'un puissant clan du Nord du Liban, el-Mir, et des "travailleurs syriens", selon l'une des versions des faits. D'autres jeunes de ce clan sont intervenus et ont incendié certaines tentes où vivaient des réfugiés. L'armée a arrêté deux Libanais et six syriens. Au Liban et en Syrie, les réactions indignées ont fusé.

Le Liban dit accueillir sur son sol 1,5 million de Syriens, dont près d'un million inscrits auprès de l'ONU comme réfugiés ayant fui le conflit dans leur pays. Les ONG ne cessent de dénoncer les mesures discriminatoires et les discours de haine dont sont victimes les réfugiés au Liban, où l'immense majorité des partis, mais aussi une partie de l'opinion publique, réclament leur retour en Syrie. Fin novembre, quelque 270 familles de réfugiés syriens avaient été chassées d'une localité du nord libanais, Bécharré, après une altercation impliquant un ouvrier syrien accusé d'avoir tué un habitant.

Le ministre sortant des Affaires étrangères, Charbel Wehbé, a affirmé jeudi que le Liban assure "la protection des droits humains des réfugiés et déplacés présents sur son territoire" tant que ces derniers respectent les lois libanaises, cinq jours après l'incendie criminel du camp de réfugiés syriens de Bhannine-Minié, au Liban-nord. "Dans le cadre de leurs responsabilités humanitaires et politiques, le Liban et les autorités libanaises protègent les droits humains des réfugiés et déplacés présents sur son territoire, tant que les lois libanaises sont respectées", a affirmé M. Wehbé dans un communiqué. Il a souligné que son ministère avait demandé à la justice et aux forces de sécurité de "prendre toutes les mesures nécessaires et d'enquêter sur les circonstances" de l'incendie et de traduire les...