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Société - Coronavirus

Le Liban au « cœur de la tempête » après le 10 janvier, prévient Hassan

Vingt et une personnes sont décédées du virus au cours des dernières 24 heures, et près de 2 300 nouveaux cas ont été détectés, selon le bilan du ministère de la Santé.

Le Liban au « cœur de la tempête » après le 10 janvier, prévient Hassan

Les gestes barrières plus que jamais nécessaires. Ici des promeneurs à Beyrouth. Photo Marc Fayad

Le ministre sortant de la Santé, Hamad Hassan, a estimé hier que le Liban sera « au cœur de la tempête » après le 10 janvier, alors que les autorités redoutent un pic dans les contaminations après les fêtes de fin d’année.

Au niveau des statistiques, le Liban a enregistré 2 298 nouveaux cas positifs au coronavirus et 21 décès au cours des dernières 24 heures, selon le bilan publié mardi par le ministère de la Santé. Ces chiffres font grimper à 175 118 le nombre cumulé des contaminations depuis l’apparition du virus dans le pays en février, au nombre desquelles 1 430 décès et 125 473 guérisons. Parmi les cas toujours actifs, 1 091 personnes sont hospitalisées, dont 426 en soins intensifs.

Isoler certains foyers

« Ce qui se passe est un mauvais indicateur qui nous mettra au cœur de la tempête après le 10 janvier », a prévenu le ministre sortant, à l’issue d’une réunion au Grand Sérail avec le Premier ministre sortant, Hassane Diab. Selon M. Hassan, la question d’un troisième confinement ou non du pays est un « débat stérile ». « Le ministère de la Santé et les autorités concernées assurent le suivi des cas. Les villes où de nombreux cas sont recensés seront fermées et chacun devra assumer ses responsabilités », a-t-il plaidé.

« La prochaine étape consistera à isoler certains foyers restreints afin de les contenir, de sorte que les équipes affiliées au ministère de la Santé sur le terrain puissent suivre de manière efficace, en coordination avec les municipalités, le respect des objectifs souhaités », a affirmé par la suite M. Hassan lors d’une réunion avec des responsables du suivi de la pandémie au ministère de la Santé.

Depuis le déconfinement du pays fin novembre, les contaminations vont croissant et les autorités craignent une flambée de la pandémie après les rassemblements occasionnés par les fêtes, alors que le secteur hospitalier est saturé et le personnel sous grande pression.

Quant à la nouvelle souche mutante du coronavirus détectée dernièrement au Royaume-Uni et dont un premier cas a été confirmé au Liban, M. Hassan a affirmé que son ministère suivait les vols en provenance de Grande-Bretagne. « Nous ne pouvons pas suspendre les vols avec ce pays sans les suspendre avec les autres qui ont aussi des cas de mutation du virus », a-t-il estimé. S’il a reconnu la nécessité d’adopter des mesures de contrôle et de suivi pour les arrivées des voyageurs dans le pays, le ministre de la Santé a toutefois affirmé qu’il était hors de question de fermer l’aéroport de Beyrouth.

Le vaccin avant le 15 février

En outre, Hamad Hassan a assuré que le vaccin anti-Covid Pfizer-BioNTech arrivera au Liban avant le 15 février, « en dépit de la poursuite des discussions entre l’État et la société pharmaceutique américaine Pfizer ». « Les débats et les idées ne retarderont pas l’arrivée du vaccin au moment déjà annoncé », a-t-il répété. « Nous avons quelques observations dont nous devons tenir compte, notamment sur le plan souverain et l’absence d’une loi exécutoire qui protège les fabricants de médicaments et de vaccins pour l’utilisation d’urgence des produits. Ces observations n’affecteront pas la date d’arrivée du vaccin dans le pays », a assuré le ministre.

Le ministre sortant de la Santé a déjà affirmé hier que les premières doses du vaccin américano-allemand Pfizer-BioNTech devraient être reçues au cours du premier trimestre de la nouvelle année. « Nous avons réservé près de deux millions de doses, ce qui est suffisant pour vacciner 20 % de la population », avait-il déclaré à l’issue d’un entretien avec le chef de l’État Michel Aoun, qui a officiellement chargé M. Hassan de mener les négociations avec les laboratoires Pfizer « en vue de signer le contrat rapidement ». Associé aux vaccins réservés via la plate-forme Covax, cela devrait permettre de vacciner près de deux millions de personnes d’ici à fin 2021, sachant que chaque individu devra recevoir deux doses du vaccin à trois semaines d’intervalle. La priorité sera accordée au personnel soignant, suivi des personnes souffrant de maladies chroniques et des personnes âgées.

De son côté, le directeur de l’Hôpital gouvernemental Rafic Hariri, le Dr Firas Abiad, a estimé dans un tweet que « le plus désolant, dans l’augmentation actuelle du nombre de malades du coronavirus dans les urgences, c’est qu’elle est due en grande partie à une décision délibérée de la part de certains de donner la priorité à des bénéfices économiques à court terme (…) aux dépens des impératifs de santé publique ». Il a ajouté : « Comment peut-on demander aux propriétaires d’hôpitaux privés d’augmenter le nombre de lits et de risquer de grosses pertes, à un moment où on ne leur paye pas leurs dus à temps ? »

Le ministre sortant de la Santé, Hamad Hassan, a estimé hier que le Liban sera « au cœur de la tempête » après le 10 janvier, alors que les autorités redoutent un pic dans les contaminations après les fêtes de fin d’année. Au niveau des statistiques, le Liban a enregistré 2 298 nouveaux cas positifs au coronavirus et 21 décès au cours des dernières 24 heures, selon le bilan publié mardi par le ministère de la Santé. Ces chiffres font grimper à 175 118 le nombre cumulé des contaminations depuis l’apparition du virus dans le pays en février, au nombre desquelles 1 430 décès et 125 473 guérisons. Parmi les cas toujours actifs, 1 091 personnes sont hospitalisées, dont 426 en soins intensifs.Isoler certains foyers« Ce qui se passe est un mauvais indicateur qui nous mettra...
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