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Société - Crise

Au Liban, neuf réfugiés syriens sur dix vivent dans l’extrême pauvreté

« La moitié de la population réfugiée est en insécurité alimentaire, contre un peu plus d’un quart l’année précédente », déplore l’ONU.

Les derniers chiffres publiés hier par le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR), le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) dans leurs conclusions de 2020 sur la vulnérabilité des réfugiés syriens au Liban sont alarmants. Près de neuf réfugiés syriens sur dix vivent désormais sous le seuil de l’extrême pauvreté, déplorent les trois instances onusiennes.

« Survivre jusqu’au lendemain »

« L’un des indicateurs les plus inquiétants des effets des crises sur la population réfugiée est la croissance du nombre de ménages vivant sous le seuil de l’extrême pauvreté. Ils représentent 89 % en 2020, contre 55 % un an avant. Ils vivent avec moins de 308 728 livres libanaises par mois, la moitié du salaire minimum », selon les conclusions générales onusiennes pour l’année 2020. « Ils ne peuvent même plus couvrir leurs besoins vitaux, comme le prouve le taux d’endettement, plus élevé que jamais. » La dette moyenne d’une famille de réfugiés s’élève ainsi à environ 1 840 000 livres, en augmentation de 18 %, et neuf ménages sur dix sont touchés par ce problème, selon l’ONU. « Ils s’endettent surtout pour acheter de la nourriture, puis pour se loger et se soigner », écrivent les agences. « La moitié de la population réfugiée se trouve en insécurité alimentaire, contre un peu plus d’un quart l’année précédente et le taux de familles se nourrissant mal ou peu a aussi augmenté », avertissent encore les Nations unies au Liban.

« Les crises consécutives ont affecté toutes les communautés au Liban – les Libanais, les réfugiés, les migrants – et les plus vulnérables sont les plus touchés. La situation des réfugiés syriens au Liban se dégrade depuis des années, mais les statistiques de cette année sont un indicateur dramatique de combien il est difficile pour eux de survivre jusqu’au lendemain. Ces découvertes-clés sont publiées alors que les réfugiés syriens affrontent leur hiver le plus dur au Liban, avec très peu pour être au chaud et en sécurité », affirme Mireille Girard, la représentante du HCR au Liban.

Stratégies d’adaptation

« En réaction aux difficultés quotidiennes, les ménages pratiquent des stratégies d’adaptation aux crises (...) telles que le mariage d’enfants de moins de 18 ans, le retrait des enfants de l’école, la réduction des dépenses en matière d’éducation ou de santé », détaille le rapport, qui évoque aussi le cas de familles obligées de réduire le nombre de repas quotidiens. « Ils mènent aussi des stratégies d’urgence comme la mendicité, les métiers à haut risque et le travail des enfants. »

Seule lueur d’espoir dans ce marasme relevé dans ce rapport, la baisse des tensions entre les communautés hôtes et les réfugiés. La compétition pour l’emploi, bien qu’encore élevée, a diminué. Mais les tensions ne sont pas pour autant absentes. Le mois dernier, le meurtre d’un jeune Libanais à Bécharré par un Syrien a conduit à des représailles aveugles contre les réfugiés syriens et provoqué la fuite de dizaines de familles vers Tripoli, considérée comme moins hostile vis-à-vis des réfugiés.

Les derniers chiffres publiés hier par le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR), le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) dans leurs conclusions de 2020 sur la vulnérabilité des réfugiés syriens au Liban sont alarmants. Près de neuf réfugiés syriens sur dix vivent désormais sous le seuil de l’extrême pauvreté, déplorent les trois instances onusiennes.« Survivre jusqu’au lendemain » « L’un des indicateurs les plus inquiétants des effets des crises sur la population réfugiée est la croissance du nombre de ménages vivant sous le seuil de l’extrême pauvreté. Ils représentent 89 % en 2020, contre 55 % un an avant. Ils vivent avec moins de 308 728 livres libanaises par mois, la moitié du salaire minimum », selon les...
commentaires (3)

Akid,Robert!

Marie Claude

09 h 23, le 19 décembre 2020

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Commentaires (3)

  • Akid,Robert!

    Marie Claude

    09 h 23, le 19 décembre 2020

  • INSTALLEZ - les chez eux alors , en Syrie qui va très bien auj ! et vite !! et n oubliez pas de les payer chez eux?!.... alors que nous on crève ici, et notre argent gelé dans nos banques médiocres, les "Syriens ici " prennent des $$ chaque mois direct des ATM des banques libanaises !? et engendrent sur notre Liban 3mille enfants.

    Marie Claude

    09 h 23, le 19 décembre 2020

  • Qu ils reviennent en Syrie et bon vent

    Robert Moumdjian

    04 h 28, le 19 décembre 2020

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