L'émir du Koweït Nawaf al-Ahmad Al-Sabah. Photo d'archives AFP / Yasser Al-Zayyat
L'émir du Koweït Nawaf al-Ahmad Al-Sabah a approuvé lundi la composition du nouveau gouvernement, avec des changements aux ministères clés du Pétrole et des Finances dans ce riche pays pétrolier du Golfe à l'économie fragilisée par la chute des prix du brut.
Selon l'agence officielle Kuna, Mohammed Al-Fares, membre du conseil d'administration de l'entreprise étatique Kuwait Petroleum Corporation, a été nommé ministre du Pétrole et Khalifa Hamada ministre des Finances où il avait occupé le poste de sous-secrétaire durant plus d'une décennie.
Le nouveau gouvernement a été annoncé une semaine après les élections législatives lors desquelles l'opposition a raflé près de la moitié des 50 sièges d'un Parlement qui, contrairement aux autres pays du Golfe, dispose de puissants leviers face au gouvernement. Dix des 15 membres du gouvernement sont nouveaux. Il comprend une seule femme, Rana Al-Fares, qui conserve son poste de ministre des Travaux publics.
Le Premier ministre, cheikh Sabah Al-Khaled Al-Sabah, avait été reconduit par l'émir et quatre postes stratégiques sont occupés par d'autres membres de la famille royale Al-Sabah, qui dirige le Koweït depuis deux siècles et demi.
Parmi les nouveaux venus, cheikh Thamer Ali Sabah Al-Salem Al-Sabah à l'Intérieur, et cheikh Hamad Jaber Al-Ali Al-Sabah, a été nommé vice-Premier ministre et ministre de la Défense. Cheikh Bassel Houmoud Al-Sabah a été maintenu à la Santé, de même que cheikh Ahmed Nasser Al-Mohammed Al-Sabah aux Affaires étrangères.
"Il s'agit d'un gouvernement relativement technocratique", a déclaré à l'AFP l'analyste koweïtien Ayed al-Manaa.
Comme les autres pays du Golfe, dont l'économie dépend des exportations de pétrole et de gaz, le Koweït a été affecté ces derniers mois par les conséquences de la pandémie de Covid-19 et les prix bas de l'or noir. C'est le deuxième gouvernement en un an après la démission du précédent en novembre 2019 sur fond d'accusations de corruption et de mécontentement des Koweïtiens qui réclament des changements, dont de meilleurs services publics. Les confrontations entre l'exécutif et les députés a provoqué ces dernières années de nombreux remaniements ministériels et des dissolutions du Parlement.


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