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Société - Universités

Des étudiants appellent à l’union sacrée pour protéger leurs droits

L’association Mada veut rassembler les mouvements estudiantins laïcs de tout le Liban.

Des étudiants appellent à l’union sacrée pour protéger leurs droits

Lors de la réunions organisée, samedi, pour rassembler les mouvements estudiantins laïcs. Photo A. K.

L’association Mada, qui souhaite organiser les mouvements estudiantins à l’échelle nationale, a réuni samedi midi au théâtre Tournesol de Tayyouné, à Beyrouth, tous les représentants des mouvements laïcs des universités libanaises. L’objectif ? Créer une union sacrée pour défendre les droits des étudiants dans tout le Liban. Une réunion organisée quelques jours après l’annonce par deux universités d’une indexation des frais d’inscription au taux de 3 900 livres pour un dollar, contre 1 500 LL/USD jusque-là.

La devise des participants à la réunion de samedi, « laïcité – démocratie – égalité sociale », donne le ton de leur action politique. Ils souhaitent que les jeunes Libanais jouent un rôle politique, économique et social dans un pays déchiré par les confrontations politico-confessionnelles.

Samedi, l’assemblée était partagée entre des sentiments d’amertume en raison de la situation catastrophique du Liban et d’espoir à la suite de la percée des mouvements indépendants lors des dernières élections estudiantines.

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« Nous ne serons plus jamais des victimes », lance d’un ton assuré Karim Safieddine, membre de Mada, pour qui il faut imposer au ministère de l’Éducation de protéger les étudiants et leur avenir par une action politique. « Depuis la fin de la guerre civile, les politiques ont organisé notre avenir dans une seule perspective : la migration. Nous annonçons aujourd’hui le début de la convergence des luttes entre tous les campus universitaires afin de préserver le droit des étudiants à vivre au Liban dignement », poursuit-il.

Véronica el-Amine, membre de Mada, affirme à L’Orient-Le Jour que la lutte n’en est qu’à ses prémices. Mada souhaite étendre son réseau à toutes les universités du pays. « Nous tiendrons une réunion avec tous les membres de notre réseau pour décider de la suite des événements », dit-elle.

Leur combat prioritaire ? La lutte contre la hausse des tarifs universitaires, alors que l’AUB et la LAU ont annoncé que les frais devraient être payés au taux de 3 900 livres libanaises pour un dollar à partir du prochain semestre afin de combler le déficit engendré par la crise. De nombreux étudiants se retrouvent ainsi dans l’incapacité de poursuivre leurs études dans les universités privées. « Avec notre victoire aux élections, fruit d’une décennie d’action politique dans notre université, nous avons une grande responsabilité. Nous nous devons de protéger les étudiants en lançant des actions concrètes contre l’administration, en coordination avec les autres facs », affirme Jade Hani, président du club laïc de l’AUB.

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Après une victoire historique aux élections estudiantines, Charbel Chaaya, président du club laïc de l’USJ, dit vouloir aujourd’hui traduire les résultats de cette élection en bénéfices concrets pour les étudiants, quelles que soient leurs affiliations politiques. « Sans vous, la faculté n’est rien, le pouvoir est entre nos mains. Il est essentiel d’afficher un front uni dans le but d’empêcher l’administration de procéder à des augmentations supplémentaires » des frais d’inscriptions, lance-t-il. Il rappelle que cela fait maintenant plusieurs mois que les jeunes sont en négociation avec la direction des universités, mais leurs requêtes sont systématiquement restées sans réponse.

Des membres des universités de l’USEK, de la NDU, de la LAU et de la LIU mais aussi de l’université libanaise ont dit leur intention de rejoindre cet élan inédit dans le but de changer le pays, de faire entendre leur voix et ainsi imposer un agenda politique pour réformer le pays.



L’association Mada, qui souhaite organiser les mouvements estudiantins à l’échelle nationale, a réuni samedi midi au théâtre Tournesol de Tayyouné, à Beyrouth, tous les représentants des mouvements laïcs des universités libanaises. L’objectif ? Créer une union sacrée pour défendre les droits des étudiants dans tout le Liban. Une réunion organisée quelques jours après...

commentaires (3)

Dans le monde entier les étudiants et les universitaires sont craints par le pouvoir quelque soit le régime du pays sauf au Liban à cause de leurs divisions et des éléments vendus infiltrés dans leurs rangs pour saccager leur révolte. Il est temps qu’ils s’unissent derrière leur seul drapeau et de sauver le pays des griffes des traitres, il y va de leur avenir qui n’augure rien positif vu les projets que les politiciens leur réservent à savoir la soumission ou l’immigration. Il ne faut pas trembler, il ne faut pas se résigner l’enjeu en vaut la peine.

Sissi zayyat

11 h 01, le 13 décembre 2020

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Commentaires (3)

  • Dans le monde entier les étudiants et les universitaires sont craints par le pouvoir quelque soit le régime du pays sauf au Liban à cause de leurs divisions et des éléments vendus infiltrés dans leurs rangs pour saccager leur révolte. Il est temps qu’ils s’unissent derrière leur seul drapeau et de sauver le pays des griffes des traitres, il y va de leur avenir qui n’augure rien positif vu les projets que les politiciens leur réservent à savoir la soumission ou l’immigration. Il ne faut pas trembler, il ne faut pas se résigner l’enjeu en vaut la peine.

    Sissi zayyat

    11 h 01, le 13 décembre 2020

  • Ils ont raison de s’inquiéter. C’est leur avenir qui est en jeu, et celui du Liban. Il n’est que plus urgent de démarrer les audits et reformes. Pourquoi payeraient-ils l’insouciance de nos zaims ?

    Sam

    10 h 31, le 13 décembre 2020

  • il faudra se rappeler que l'universite est AUSSI une entreprise commerciale qui DOIT gerer son budget . quels moyens ont elles ces jours - ci pour justement repondre aux problemes insurmontables auquels elles & leurs etudiants font face ?

    gaby sioufi

    09 h 49, le 13 décembre 2020

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