Le président libanais Michel Aoun lors d'un discours à la nation, le 21 octobre 2020. Photo Dalati et Nohra
Le président libanais, Michel Aoun, n'est "absolument pas intervenu dans l'enquête en cours" sur les explosions du port de Beyrouth, a affirmé samedi le directeur du bureau de presse du palais de Baabda, deux jours après l'inculpation du Premier ministre démissionnaire, Hassane Diab, et de trois anciens ministres. Ces mises en accusation ont été dénoncées par les partis dont sont membres ces responsables ainsi que par plusieurs personnalités sunnites, qui ont estimé que le poste de président du Conseil (qui est toujours issue de la communauté sunnite) était visé.
"Le président Aoun n'est absolument pas intervenu dans l'enquête en cours", a assuré Rafic Chléla dans un entretien à la radio "La voix de tout le Liban". "Il est vrai qu'il a demandé que cette instruction soit menée rapidement, mais cela ne signifie pas qu'il y a eu ingérence, ni vis-à-vis du procureur général près la Cour de justice, le juge Fadi Sawan (en charge de l'enquête, NDLR), ni vis-à-vis d'autres parties judiciaires concernées", a-t-il ajouté.
Jeudi, plus de quatre mois après la double explosion meurtrière du port, les premières inculpations de responsables politiques ont été annoncées dans l'enquête du juge Sawan. Sont visés le Premier ministre sortant et les anciens ministre des Finances Ali Hassan Khalil, et des Travaux publics Youssef Fenianos et Ghazi Zeaïter. Depuis, les critiques se multiplient à l'encontre du juge Sawan et le dossier a pris un aspect politique et confessionnel.


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