Le ministre libanais sortant de l'Intérieur, Mohammad Fahmi. Photo Dalati et Nohra
Le ministre sortant de l'Intérieur, Mohammad Fahmi, a demandé jeudi aux autorités concernées d'interdire et de réprimer les tirs en l'air à l'occasion de la fête du Nouvel an pour éviter les accidents causés par des balles perdues. En dépit des appels répétés des autorités à en finir avec ces pratiques, la coutume consistant à tirer en l’air lors d'événements est toujours ancrée dans certains milieux. Une pratique qui fait régulièrement des victimes.
"Pour préserver la sécurité publique et ne pas mettre en danger la vie des citoyens et pour préserver la sécurité des avions en provenance et à destination du Liban, nous vous demandons de prendre et de généraliser des mesures strictes et dissuasives pour interdire et réprimer les tirs en l'air à l'occasion du Nouvel an", a déclaré le ministre, en réponse à une lettre du chef du service de sécurité aéroportuaire, le général George Doumit.
"Chaque année, des tirs nourris sont effectués par des citoyens de diverses régions du pays, surtout à Beyrouth et au Mont-Liban, des balles perdues atterrissant sur les terrains de l'aéroport, notamment les pistes et les toits des bâtiments, ce qui constitue une menace pour la sécurité de l'avion civile", a rappelé M. Fahmi à l'intention des gouverneurs, des fédérations de municipalités, des Forces de sécurité intérieure et du service de sécurité aéroportuaire.
Les tirs en l'air, à l'occasion d'événements sociaux, notamment les mariages et les funérailles, sont une coutume culturelle encore répandue au Liban. A titre d'exemple, pas moins de 194 personnes ont été touchées par des balles perdues entre 2017 et 2019, dont 25 tuées et 169 blessées, d'après le colonel Joseph Moussallem, chef du département des relations publiques des FSI, soulignant que 54 personnes impliquées dans les tirs avaient été arrêtées durant cette même période. Pourtant, la loi libanaise interdit de tirer en l'air et considère désormais que le tir constitue un homicide volontaire, tout tireur étant censé prévoir que son acte pourrait faire des victimes. Toutefois, cette loi est peu appliquée par les autorités.


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