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Dernières Infos - Elections Estudiantines Au Liban

Plusieurs blessés lors d'une nouvelle bagarre à Huvelin entre partisans des FL et du Hezbollah

Plusieurs blessés lors d'une nouvelle bagarre à Huvelin entre partisans des FL et du Hezbollah

Un homme à la tête ensanglantée entouré d'autres hommes et des Forces de sécurité intérieures, après une bagarre, rue Huvelin, le 2 décembre 2020. Photo collectif Sawratcom

Une nouvelle bagarre mercredi entre des partisans des Forces libanaises et d'autres du Hezbollah a fait plusieurs blessés près du campus des Sciences sociales de l'Université Saint-Joseph (USJ), rue Huvelin, à Beyrouth, où se déroulent cette semaine des élections estudiantines, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). Les forces de police sont intervenues sur place pour le deuxième jour de suite pour séparer les étudiants, d'après des images relayées par le collectif Sawratcom, lequel a annoncé que sept jeunes ont été blessés au cours de ces échauffourées. 

"Aujourd'hui mercredi était un jour normal de démocratie, quand à midi à peu près, une trentaine de personnes vêtues de noir sont arrivées rue Huvelin du côté de la Rue du Liban pour contourner la police qui formait un cordon dans la première rue. Certains de ces individus avaient des couteaux et des cocktails Molotov. Il y a eu au moins cinq blessés", affirme Chris Abou Harb, étudiant à l'USJ en deuxième année de droit, dans un témoignage recueilli par notre journaliste sur place, Samir Moukheiber. "Aucun des policiers n'est intervenu pour protéger les étudiants" regrette encore Chris. Avant de s'indigner que "cet Etat dans l'Etat agresse les étudiants qui n'ont rien demandé, au sein même des universités", en allusion au Hezbollah. "Les agresseurs sont venus de l'extérieur pour se bagarrer", affirme pour sa part Charbel Abi Karam, étudiant en troisième année de droit à l'USJ et candidat de la liste unissant les Kataeb et indépendants.

D'après notre journaliste sur place, une personne a été frappée au niveau de la tête par des agresseurs munis de couteaux. La tension était encore palpable entre les deux partis.

Des policiers séparant la rue Huvelin en deux, le 2 décembre 2020, à Beyrouth. Photo envoyée par notre journaliste sur place, Samir Moukheiber.

"En dépit de tous les appels au calme lancés par les Forces libanaises (...), nous avons été surpris ce matin par des groupes étrangers à l'université, armés de bâtons, de couteaux, de pierres, d'outils tranchants et de fusées éclairantes, infiltrant les rues d'Achrafieh comme s'il s'agissait d'un champ de bataille et non d'un lieu de sciences et civilisé, pour attaquer les étudiants dans une tentative de les effrayer, les intimider et de saper le processus électoral", ont réagi les FL dans un communiqué. "Les étudiants qui ont été blessés dans l'attaque barbare ont porté plainte pour tentative de meurtre et les forces de sécurité, qui ont jusqu'à présent arrêté trois des assaillants, s'emploient à boucler les lieux et l'incident", a ajouté le parti, qui avait également dénoncé la  bagarre de mardi.

"L'agression par des membres du Hezbollah contre des étudiants de l'USJ est une preuve de l'étendue du non-respect de la démocratie et du concept électoral (et des résultats) dont fait preuve ce parti. Leur refus que se tiennent des élections anticipées et leurs tentatives d'empêcher de prochaines élections ne nous étonne pas" a réagi de son côté le chef des Kataeb, Samy Gemayel.

La branche "Education" du Hezbollah n'a pas démenti les informations selon lesquelles des étudiants partisans du parti seraient impliqués dans les échauffourées. Elle a toutefois déploré dans un communiqué "des incidents malheureux dont bénéficient ceux qui pêchent en eaux troubles". "Les élections estudiantines sont généralement entachées de frictions et d'impulsivité chez les étudiants, conduisant parfois à des problèmes qui se règlent rapidement. Cependant, leur exploitation par certaines parties, en provoquant des conflits sectaires, en lançant des slogans provocateurs et en agressant les autres, peut conduire à la sédition qui n'est désirée que par ceux qui la recherchent", a affirmé le parti. "Nous remettons entre les mains des organes judiciaires et sécuritaires compétents ces malheureux incidents qui profitent à ceux qui pêchent en eaux troubles (...) et les appelons à assumer l'entière responsabilité à cet égard", conclut-il.

Chaque année se joue une bataille électorale enflammée sur le campus des Sciences sociales de l'USJ qui accueille les facultés de droit, de sciences politiques et de gestion et management. Les affrontements entre étudiants y sont monnaie courante. Le panorama politique est quelque peu différent des années précédentes, après la montée en puissance des indépendants par rapport aux coalitions traditionnelles dites du 8-Mars et du 14-Mars. Des candidats indépendants ont ainsi raflé des victoires lors des dernières élections de l'Université américaine de Beyrouth (AUB), celles de l'Université Rafic Hariri, ainsi que la Lebanese american university (LAU).

Cette année, la date du scrutin a été exceptionnellement fixée à la première semaine de décembre, le conseil de l’université ayant hésité avant de voter et de trancher en faveur de l’organisation des élections, compte tenu des conditions sanitaires liées à l’épidémie de coronavirus.

Une nouvelle bagarre mercredi entre des partisans des Forces libanaises et d'autres du Hezbollah a fait plusieurs blessés près du campus des Sciences sociales de l'Université Saint-Joseph (USJ), rue Huvelin, à Beyrouth, où se déroulent cette semaine des élections estudiantines, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). Les forces de police sont intervenues sur place pour le deuxième jour de suite pour séparer les étudiants, d'après des images relayées par le collectif Sawratcom, lequel a annoncé que sept jeunes ont été blessés au cours de ces échauffourées.  "Aujourd'hui mercredi était un jour normal de démocratie, quand à midi à peu près, une trentaine de personnes vêtues de noir sont arrivées rue Huvelin du côté de la Rue du Liban pour contourner la police qui formait un cordon...