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Société - Explosion du port de Beyrouth

Diab assure avoir confiance dans le pouvoir judiciaire

"Mon gouvernement n'était pas celui du Hezbollah", se défend le Premier ministre sortant. 

Diab assure avoir confiance dans le pouvoir judiciaire

Le Premier ministre libanais sortant, Hassane Diab. Photo d'archives Dalati et Nohra.

Le Premier ministre libanais sortant, Hassane Diab a affirmé dimanche qu'il était convaincu que le pouvoir judiciaire fera son travail de manière indépendante, dans l'enquête sur la double explosion du 4 août dans le port de Beyrouth qui a fait plus de 200 morts et 6.500 blessés.

"Je suis pleinement convaincu que le pouvoir judiciaire s'acquittera de sa tâche indépendamment de l'exécutif et qu'il déterminera si le crime du port a été provoqué ou non", a déclaré M. Diab lors d'une interview accordée au journaliste Ricardo Karam et diffusée sur plusieurs chaînes locales.

Les autorités ont reconnu que l’immense déflagration a été causée par l’explosion de 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium qui ont pris feu dans un hangar du port où elles étaient stockées depuis 2014, sans mesures de sécurité. Elles ont toutefois refusé l'idée d'une enquête internationale sur cette affaire, malgré les appels au Liban et à l'étranger à des investigations indépendantes. L'enquête locale n'a toujours pas produit de conclusions et 25 personnes, dont des responsables de second rang, ont jusque-là été arrêtées.

M. Diab qui a démissionné six jours après l'explosion au port de Beyrouth a assuré en outre ne pas être le candidat du Hezbollah. "Mon gouvernement n'était pas celui du Hezbollah, a-t-il dit. Je suis indépendant et ma première condition pour former le gouvernement était qu'il s'agisse d'un cabinet de technocrates indépendants des partis". Il a aussi assuré que sa relation avec le président libanais Michel Aoun "est bonne, amicale, respectueuse et régie par la constitution".

Le défaut de paiement

Concernant la crise économique au Liban, Hassane Diab a affirmé qu'il aurait voulu "que le secteur bancaire ne vende pas les eurobonds qu'il détenait". "J'étais pour le rééchelonnement (de la dette) afin que le secteur financier reprenne son souffle, a-t-il également révélé. Mais nous avons constaté qu'une grande partie des obligations a été vendue à l'étranger, et il était seulement possible de faire défaut du remboursement de cette dette. Aujourd'hui, je me suis rendu compte de la justesse de cette décision". Début mars, M. Diab avait annoncé aux Libanais que le pays ne remboursera pas une tranche de 1,2 milliard de dollars de sa dette en eurobonds arrivant à échéance. Il s'agissait d'une première dans l'histoire du Liban.

Le Parlement, réuni vendredi après-midi en séance plénière, s'est déclaré en faveur d'un audit juricomptable qui engloberait la Banque du Liban (BDL) ainsi que toutes les institutions publiques, y compris les ministères, "sans aucun obstacle ni aucun recours au secret bancaire pour justifier une obstruction. Cette déclaration, présentée sous la forme d’une "décision" ou encore d’une "résolution" – alors qu’une loi serait nécessaire – a été adoptée comme une réponse commune à la lettre concernant ce dossier envoyée mardi à la Chambre par le chef de l’État. Elle n'a toutefois pas de portée légale, selon des constitutionnalistes de la société civile.

Le cabinet de conseil international Alvarez & Marsal, en charge de l'audit juricomptable de la BDL, a récemment résilié son contrat avec l'État en raison selon lui du refus du ministre sortant des Finances Ghazi Wazni, proche du président du Parlement Nabih Berry, et celui de la Banque centrale de lui fournir "dans un futur proche" les documents requis pour mener à bien cette mission, sous prétexte du respect du secret bancaire.


Le Premier ministre libanais sortant, Hassane Diab a affirmé dimanche qu'il était convaincu que le pouvoir judiciaire fera son travail de manière indépendante, dans l'enquête sur la double explosion du 4 août dans le port de Beyrouth qui a fait plus de 200 morts et 6.500 blessés."Je suis pleinement convaincu que le pouvoir judiciaire s'acquittera de sa tâche...

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Il avait promis une enquête transparente et des résultats dans quinze jours. Trois mois après, rien! Et il a toujours confiance?

Yves Prevost

05 h 03, le 30 novembre 2020

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Commentaires (1)

  • Il avait promis une enquête transparente et des résultats dans quinze jours. Trois mois après, rien! Et il a toujours confiance?

    Yves Prevost

    05 h 03, le 30 novembre 2020

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