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Enquête

Un député libanais, son fils et leurs affaires avec des hommes qui auraient volé des milliards au Venezuela

Dans les arcanes d’un vaste réseau qui passe notamment par Caracas, Andorre et Beyrouth.


Un député libanais, son fils et leurs affaires avec des hommes qui auraient volé des milliards au Venezuela

Quelques jours après le déclenchement, au Liban, du mouvement de protestation populaire, le 17 octobre 2019, le député Moustapha el-Husseini proclamait son soutien à la transparence, promettant de lever le secret bancaire sur ses comptes. Ce qu’il avait omis de dire, c’est que lui-même et son fils ont créé des entreprises avec un groupe de Vénézuéliens impliqués dans du blanchiment d’argent à grande échelle.Le parlementaire et son fils, Firas el-Husseini, sont liés à un mystérieux réseau de sociétés offshore à Beyrouth, a appris L’Orient Today. Des entreprises qui comptent, parmi leurs copropriétaires, le frère d’un fugitif qui fut à la tête de la compagnie pétrolière étatique du Venezuela ainsi qu’un homme d’affaires inculpé en Andorre pour une opération criminelle de plusieurs milliards de dollars.

Avocat spécialisé en droit des sociétés, Firas el-Husseini affirme n’avoir servi qu’en tant qu’avocat aux Vénézuéliens pour ouvrir leurs entreprises au Liban, mais n’avoir rien à voir avec leurs possibles activités, quelles qu’elles soient. Quant à l’implication de son père politicien, l’avocat assure à L’Orient Today qu’il a été ajouté en tant qu’actionnaire nominal d’une société aux seules fins de satisfaire aux exigences légales libanaises concernant le nombre minimum de propriétaires d’une entreprise. « Mon père n’a rien à voir avec toute cette affaire », déclare Firas el-Husseini. Moustapha el-Husseini n’a, pour sa part, pas répondu aux multiples appels de L’Orient Today.

L'article original en anglais

A Lebanese MP, his son and their business with men who allegedly stole billions from Venezuela

Une série de documents juridiques et d’entreprise, examinés par L’Orient Today, ainsi que des reportages dans les médias montrent que les partenaires commerciaux vénézuéliens des Husseini sont poursuivis dans des affaires de blanchiment d’argent au Venezuela, aux États-Unis et en Andorre. Les raisons pour lesquelles les sociétés offshore au Liban ont été ouvertes demeurent obscures, aucune des personnes concernées n’ayant pu être jointe.

« Ils n’ont jamais été impliqués dans des activités liées au Liban », assure, pour sa part, Firas el-Husseini.

En septembre 2018, un juge du micro-État ibérique d’Andorre a porté plainte contre 28 personnes pour blanchiment de plus de 2 milliards de dollars par l’intermédiaire de la Banca Privada d’Andorra. Bien que l’acte d’accusation reste sous scellés, les noms des accusés et les détails de l’opération ont fuité dans la presse.

Selon le quotidien local Diari d’Andorra, l’acte d’accusation pointe le fait que les accusés auraient usé de leur influence, lors du mandat de Darío Ramírez Carreño en tant que président de Petróleos de Venezuela SA (PDVSA), de novembre 2004 à septembre 2014, pour percevoir des commissions sur les contrats signés par le géant pétrolier de l’État avec des sociétés étrangères, y compris en Chine.

Ces gains illicites auraient ensuite, selon le quotidien espagnol El País, été acheminés via la Banca Privada d’Andorre sous la direction de Diego Salazar Carreño, un cousin de l’ancien chef de PDVSA, dans le cadre d’un montage international impliquant des sociétés écrans établies dans des paradis fiscaux.

Le Venezuela a intenté une action en justice visant cette opération de blanchiment d’argent, a arrêté Diego Salazar Carreño en décembre 2017 et déposé une demande d’extradition à l’intention de ses présumés complices après qu’une enquête a révélé qu’au moins 20 personnes avaient participé au blanchiment d’argent. Caracas affirme que plus de 4,2 milliards d’euros ont été blanchis à la Banca Privada d’Andorre par le biais de 40 sociétés fictives.

Parmi les personnes inculpées, ou faisant l’objet d’une enquête en Andorre et au Venezuela, quatre personnalités vénézuéliennes, autrefois bien connectées, ont ouvert ou acquis des sociétés offshore à Beyrouth entre janvier et juillet 2014, au cours des derniers mois du mandat de Rafael Darío Ramírez Carreño à la présidence de PDVSA.


Compte-rendu d’une réunion pour fonder Roraima SAL Offshore, officiellement enregistrée en juillet 2014. Photo prise au registre du commerce de Beyrouth. Images L’Orient Today


De Caracas à Beyrouth

Selon la justice vénézuélienne, avant d’ouvrir des sociétés offshore dans la capitale libanaise, Luis Mariano Rodríguez Cabello – qui serait le bras droit de Diego Salazar Carreño dans des affaires de blanchiment d’argent – avait déjà reçu des millions d’euros sur ses comptes à la Banca Privada d’Andorra.

En janvier 2014, Rodríguez Cabello et Favio Vicente González Ciavaldini, ancien cadre de

PDVSA, ont lancé le processus pour la création d’entreprises avec leur avocat, Firas el-Husseini, selon des documents d’entreprise obtenus par L’Orient Today. Deux mois plus tard, ils enregistrent officiellement Avonstone International Consulting SAL Offshore, Sinoven SAL Offshore, D.S. Investments SAL Offshore et Technoproyectos SAL Offshore. « J’ai agi en tant que leur avocat. Je n’ai aucun intérêt commun avec ces personnes », assure Firas el-Husseini, qui précise que les Vénézuéliens lui ont été référés par un collègue.

Alors que Rodríguez Cabello avait été initialement nommé directeur financier de ces sociétés, à la mi-2014, leurs conseils d’administration accordent à Firas el-Husseini, un avocat inscrit au barreau de Beyrouth, le pouvoir de gérer les finances des entreprises.

Selon Firas el-Husseini, il s’agit d’un arrangement normal selon lequel les principaux propriétaires d’entités offshore qui sont absents du pays délèguent leur autorité à un mandataire.


Sinoven SAL Offshore était l'une des mystérieuses sociétés cofondées début 2014. Photo prise au registre du commerce de Beyrouth. Image L'Orient Today


Sous la direction juridique de Firas el-Husseini, D.S. Investment SAL Offshore et Avonstone International Consulting SAL Offshore se sont vu accorder l’équivalent de 6 millions de dollars de garantie financière par la Jammal Trust Bank, qui a été liquidée en septembre 2019 après avoir été sanctionnée par les États-Unis.

Firas el-Husseini et Rodríguez Cabello se sont également associés pour acquérir en août 2014 une société préexistante à Beyrouth, Energy Risk Indemnity SCC Off Shore SAL. Cette mystérieuse société porte le même nom qu’une société caribéenne, également dirigée par Cabello, impliquée dans des opérations de blanchiment d’argent.

L’autre partenaire de cette entreprise, Luis Enrique Tenorio Rodríguez, a servi à Pékin en tant que diplomate vénézuélien au début des années 2010 avant d’avoir maille à partir avec la justice. L’enquête menée par Andorre sur le blanchiment d’argent a révélé que Tenorio Rodríguez a contribué à dissimuler les revenus illicites de Diego Salazar Carreño provenant des pots-de-vin des entreprises chinoises, selon El País.

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Une entreprise de la Barbade portant un nom étonnamment similaire à celui de Energy Risk Indemnity SCC Off Shore SAL, basée à Beyrouth, est apparue sur le radar de Washington pour des transferts d’argent suspects. D’octobre 2014 à novembre 2015, le compte commercial de la Barbadian Energy Risk Indemnity SCC a reçu plus de 100 millions de dollars sous forme de virements électroniques suspects, selon un rapport divulgué par le Financial Crimes Enforcement Network du Trésor américain.

Le rapport FinCEN met en évidence des transferts à la société barbadienne qui auraient été liés au scandale de blanchiment d’argent de la Banca Privada d’Andorra et à Rodríguez Cabello.

Comme pour l’entreprise homonyme libanaise, Rodríguez Cabello a siégé au conseil d’administration de Energy Risk Indemnity SCC jusqu’en 2016 au moins, selon le Consortium international des journalistes d’investigation.

Contactée par L’Orient Today, la société barbadienne a assuré « ne pas avoir connaissance de la Energy Risk Indemnity SCC Off Shore SAL basée à Beyrouth », ajoutant qu’« il n’y a aucun lien entre cette entité et notre société ».

Toutes ces entreprises libanaises ont été dissoutes et rayées du registre commercial libanais entre novembre 2016 et mars 2017, après que les conseils d’administration eurent décidé de les liquider fin 2015.

Leurs propriétaires vénézuéliens ont depuis fait face à des poursuites judiciaires, Caracas demandant à l’Espagne d’extrader Rodríguez Cabello. Sur la base de l’enquête menée en Andorre, la justice vénézuélienne a publié des conclusions associant Tenorio Rodríguez et González Ciavaldini aux opérations de blanchiment d’argent de la Banca Privada d’Andorra. Rodríguez Cabello a été mis en examen en Andorre en septembre 2018.

Une autre société du réseau des entités offshore enregistrées à Beyrouth n’a pas encore été officiellement dissoute. Ses propriétaires sont les figures les plus importantes du réseau étrangement connecté de personnalités libanaises et vénézuéliennes.


Comme le montre cette image composite de documents photographiés au registre du commerce de Beyrouth, D.S. Investments SAL Offshore et Avonstone International Consulting SAL Offshore disposaient de garanties financières auprès de la Jammal Trust Bank, aujourd'hui disparue, qui se chiffrent en millions de dollars. Image L'Orient Today


Grands frères

Roraima SAL Offshore a été fondée en juillet 2014 par Moustapha el-Husseini, élu au Parlement libanais quatre ans plus tard, et Fidel Darío Ramírez Carreño, médecin de feu le président vénézuélien Hugo Chávez.

Les fils d’un guérillero marxiste, Fidel Ramírez Carreño et son frère Rafael – un magnat du pétrole et proche confident de Chavez –, ont fait une ascension assez remarquable sur la scène vénézuélienne. En octobre 2011, Fidel Ramírez est apparu sur les écrans de la télévision nationale du pays pour démentir que Chavez était atteint d’un cancer en phase terminale, une affirmation qui s’est avérée erronée moins de deux ans plus tard.

Quelques mois après avoir formé Roraima SAL Offshore, Fidel Ramírez Carreño a reçu un transfert d’argent qui a attiré l’attention des autorités américaines. Le 18 décembre 2014, le médecin a en effet reçu 300 000 dollars de la part de deux hommes d’affaires accusés par des procureurs américains du district sud de New York de blanchiment d’argent au profit de responsables du gouvernement vénézuélien.

Les deux hommes d’affaires ont été reconnus coupables en 2018, le transfert sur le compte bancaire de Fidel Ramírez Carreño au Panama servant de preuve, selon les documents judiciaires examinés par L’Orient Today. L’accusation a allégué que le médecin était un fonctionnaire du gouvernement à l’époque, sans préciser quel poste il occupait.

Le frère de Fidel Ramírez Carreño, Rafael, a été ambassadeur du Venezuela auprès de l’ONU jusqu’en novembre 2017, date à laquelle il a été démis de ses fonctions. Rafael Ramírez Carreño est alors devenu un critique virulent du gouvernement de Nicolás Maduro qui, à son tour, a émis un mandat d’arrêt contre l’ancien président de PDVSA pour blanchiment d’argent et a réclamé son extradition d’Italie.

On ne sait pas où se trouve actuellement Fidel Ramírez Carreño. La justice vénézuélienne le lie au blanchiment d’argent à travers Andorre, bien qu’il n’ait pas été inculpé dans la petite principauté.


D.S. Investments SAL Offshore était l'une des sociétés dans lesquelles Rodríguez Cabello a été nommé directeur financier, avant que ne soient octroyés à Firas el-Husseini, en tant qu'avocat, un pouvoir de signature, comme le montre cette image composite de documents photographiés au registre du commerce de Beyrouth. Image L'Orient Today


À l’instar de son partenaire commercial chez Roraima SAL Offshore, la carrière de Moustapha el-Husseini est éclipsée par un frère plus en vue. Le frère du député de Jbeil, Hussein, a été élu pour la première fois au Parlement libanais en 1972, avant de devenir président de l’Assemblée législative en 1984. Hussein el-Husseini a occupé ce poste pendant huit ans et joué un rôle-clé dans les accords de Taëf de 1989 qui ont mis fin à la guerre civile libanaise. Rien n’indique que Hussein el-Husseini ait un quelconque lien avec les affaires commerciales en question de son frère et son neveu.

Contrairement à Fidel Ramírez Carreño, la trajectoire de Moustapha el-Husseini s’est améliorée après la création de Roraima SAL Offshore. En mai 2018, il a obtenu un siège au Parlement dans la circonscription du Mont-Liban I de Jbeil et Kesrouan.



Dans cette image composite, un renvoi aux poursuites dans une affaire pénale fédérale américaine montre que Fidel Ramírez Carreño a reçu 300 000 dollars en décembre 2014.


Élu sur la liste électorale « We Decide » avec Farid Haykal el-Khazen, Husseini fait bloc au Parlement avec le mouvement Marada. Son court mandat au Parlement jusque-là a été marqué par le mouvement de protestation du 17 octobre 2019, qui a incité les députés à se distancer de la corruption.

En annonçant son soutien à la levée du secret bancaire le 26 octobre 2019, Husseini a évoqué le sujet de la récupération des fonds volés. Les autorités vénézuéliennes sont d’accord, ou du moins elles le sont en ce qui concerne les fonds qui aurait été transférés à l’étranger par les partenaires vénézuéliens de Husseini et de son fils.

Clarification : cet article a été modifié pour clarifier explicitement qu’il n’y a aucune indication que Hussein el-Husseini ait un quelconque lien avec les relations commerciales décrites dans ce récit.

(Cet article a été originellement publié en anglais dans L’Orient Today le 19 novembre 2020)


Quelques jours après le déclenchement, au Liban, du mouvement de protestation populaire, le 17 octobre 2019, le député Moustapha el-Husseini proclamait son soutien à la transparence, promettant de lever le secret bancaire sur ses comptes. Ce qu’il avait omis de dire, c’est que lui-même et son fils ont créé des entreprises avec un groupe de Vénézuéliens impliqués dans du...

commentaires (9)

AU FAIT Y A T IL ENCORE UN LIBANAIS QUI A ETE ETTONNE DU CONTENU DE CET ARTICLE PEUT ETRE A PART L'ENORMITE DES CHIFFRES, POUR UN INDIVIDU,TOUT EST PUREMENT RESPONSABLE LIBANAIS LA VERITE IL MANQUE ENCORE UNE INVESTIGATION QUI VOUS RESTE A FAIRE COMBIEN CET INDIVIDU A PAYE A NASRALLAH POUR LE LAISSER SE PRESENTER A JBEIL ET COMBIEN CE MEME INDIVIDU A PAYE AU CPL POUR LE FAIRE ELIRE

LA VERITE

00 h 38, le 29 novembre 2020

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Commentaires (9)

  • AU FAIT Y A T IL ENCORE UN LIBANAIS QUI A ETE ETTONNE DU CONTENU DE CET ARTICLE PEUT ETRE A PART L'ENORMITE DES CHIFFRES, POUR UN INDIVIDU,TOUT EST PUREMENT RESPONSABLE LIBANAIS LA VERITE IL MANQUE ENCORE UNE INVESTIGATION QUI VOUS RESTE A FAIRE COMBIEN CET INDIVIDU A PAYE A NASRALLAH POUR LE LAISSER SE PRESENTER A JBEIL ET COMBIEN CE MEME INDIVIDU A PAYE AU CPL POUR LE FAIRE ELIRE

    LA VERITE

    00 h 38, le 29 novembre 2020

  • Excellent travail journalistique. Continuez !

    C'est moi

    17 h 34, le 28 novembre 2020

  • Tout cela veut dire que le Hezbollah est bien derriere tout ca!

    IMB a SPO

    16 h 30, le 28 novembre 2020

  • "... Un député libanais, son fils et leurs affaires avec des hommes qui auraient volé des milliards au Venezuela ..." - Yess! Fiers de vous. Merci de contribuer à l'excellente réputation du Liban à l'étranger. Je voterai pour vous comme ministre des Affaires Étranges. Oups, c'est déjà pris par Gendrillon... Ministre du Tourisme alors...

    Gros Gnon

    16 h 23, le 28 novembre 2020

  • DES MAFIEUX QUI SUPPLENTENT CEUX DES ANNEES TRENTE DE CHICAGO. POINT D,AUTRE AU LIBAN QUI EN A PROFITE CAR CHAVEZ AVAIT DES AMIS RESISTANTS.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    15 h 16, le 28 novembre 2020

  • Ouf enfin du journalisme d’investigation au Liban. Ça nous met du baume au cœur et nous espérons que tous les journaux s’inspireraient pour aller dénicher les comptes maquillés et les vrais détenants des comptes qui sommeillent dans les paradis fiscaux. Tout se sait et rien ne se cache éternellement, Il n’y a que ce qui n’a pas été commis qui ne sera pas dévoilé. Un proverbe libanais. Ces criminels ne devraient plus retrouver le sommeil avant qu’ils ne soient jugés et enfermés dans une cellule où ils se retrouveront dans leur élément et qu’enfin les libanais puissent respirer et dormir sur leurs deux oreilles en sachant que la justice a fait son travail et que leurs droits sont dorénavant préservés. Il faut commencer à construire des prisons pour contenir tout ce monde pourri qui depuis des décennies use et abuse des droits des citoyens qu’ils prenaient pour leurs vaches à lait. Pour que cela soit réalisable il faut que les libanais le réclament haut et fort jusqu’à ce qu’ils obtiennent gain de cause. Pas de répit tant que ces voyous ne sont pas derrière les barreaux qui qu’ils soient.

    Sissi zayyat

    11 h 52, le 28 novembre 2020

  • L’écheveau commence à se défaire et on commence à comprendre comment des personnes politiquement exposées peuvent passer par des sociétés écrans et des banques arrangeantes pour blanchir leur argent mal acquis tout en proclamant haut et fort qu’elles acceptent la levée du secret bancaire sur leurs comptes « officiels ». L’intérêt de cette enquête dépasse la seule personne de ce député qui est selon moi menu fretin. Viser plus haut.

    Marionet

    10 h 12, le 28 novembre 2020

  • maintenant on a compris pourquoi nasroullah de hezb n'avait pas eleve la voix et le doigt lorsque ce maintenant fameux M Husseini s'etait presnte aux elections parlemantaires a jbeil- comme independant ! et comment que nasroullah y avait souscrit..... bob ben pas grave-rien de nouveau. LA QUESTION qui se pose : que compte faire notre justice a ce propos?

    gaby sioufi

    09 h 34, le 28 novembre 2020

  • Bravo, mille fois Baravo pour un excellent reportage d 'investigation qui InchAllah ne serait que le premier. Espère que l'Orient puisse profiter des limiers du Consortium international des journalistes d'investigation.

    Zampano

    00 h 45, le 28 novembre 2020