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Coronavirus

Les recommandations post-bouclage prévoient un déconfinement progressif

« Les commerces ont certes payé le prix fort des fermetures successives, il faut faire en sorte que ces sacrifices ne soient pas vains », souligne le directeur de l’hôpital gouvernemental Rafic Hariri.

Les recommandations post-bouclage prévoient un déconfinement progressif

Une campagne de sensibilisation aux gestes barrières a été lancée au Hermel. Photo ANI

Alors que le bouclage général touche à sa fin lundi, la commission nationale chargée de la lutte contre le Covid-19 doit se réunir aujourd’hui à 13h pour discuter de la stratégie post-confinement. La commission émettra des recommandations formelles à l’issue de cette réunion, la troisième en trois jours. Les autorités se chargeront ensuite d’approuver ou non ces recommandations, en vue de préparer la levée du confinement. La réouverture des différents commerces sera progressive et tributaire de la progression de la pandémie, selon une source au sein du ministère de la Santé interrogée par L’Orient-Le Jour. Les médecins, eux, estiment que la courbe des contaminations a pu être aplanie, mais appellent à la vigilance d’ici à l’arrivée des premiers vaccins.

« Nous sommes en train de travailler sur un plan de réouverture progressive, à partir de mardi. Le secteur de l’éducation va reprendre le travail », a annoncé le responsable interrogé au ministère de la Santé, sans plus de détails sur les modalités de la reprise des cours en présentiel. La commission s’est réunie hier pendant près de 7 heures, afin de travailler sur ce plan post-bouclage.

« Certains commerces pourront rouvrir à partir de mardi, mais ce qui est certain, c’est que les endroits où il peut y avoir des rassemblements ne seront pas autorisés à reprendre leurs activités. Les endroits fermés et les boîtes de nuit ne pourront pas rouvrir de sitôt. La suite du déconfinement et l’ouverture du reste des commerces seront tributaires de la progression de la pandémie », ajoute le responsable, sous le couvert de l’anonymat.

Entre-temps, 1 859 nouveaux cas de coronavirus et 24 décès ont été recensés dans le pays, selon le rapport publié jeudi soir par le ministère de la Santé. Ces chiffres font grimper à 122 159 le nombre cumulé des contaminations depuis l’apparition du virus dans le pays en février, au nombre desquels 1 846 décès et 73 021 guérisons. Parmi les personnes actuellement contaminées, 916 sont hospitalisées, dont 341 aux soins intensifs.

Les assurances de Firas Abiad

Si le nouveau bouclage sera bientôt levé, il faudra attendre encore quelques jours pour évaluer ses effets, selon le Dr Firas Abiad, directeur de l’hôpital gouvernemental Rafic Hariri. « Il faut compter deux à trois semaines après le début du confinement pour avoir une idée des résultats », a expliqué le médecin, qui s’est toutefois voulu rassurant. « Le taux de mortalité parmi toutes les personnes qui ont été contaminées par le Covid-19 au Liban est de 0,8 % à peu près, ce qui est plutôt rassurant. Certains pays industrialisés sont à 3 ou 5 %, d’autres ont grimpé à 15 % », a indiqué le Dr Abiad à L’OLJ.

« Nous ne prenons pas les décès à la légère, mais nous ne sommes pas dans une situation catastrophique non plus. Nous voulons sensibiliser les gens et non pas les effrayer, donc s’il y a de bonnes nouvelles, il faut en parler », a encore dit le médecin.

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Il s’est par ailleurs félicité du fait que plus de 60 hôpitaux privés du Liban vont s’équiper de 210 lits supplémentaires dans les services réguliers et de 90 lits supplémentaires dans les unités de soins intensifs réservées aux patients souffrant du Covid-19 « Les commerces ont certes payé le prix fort des confinements successifs, il faut faire en sorte que ces sacrifices ne soient pas vains. Lorsque la vie reprendra, il ne faudra pas oublier que le Covid est encore là, il faudra continuer à mettre des masques », souligne le directeur de l’hôpital Hariri.

Rima Moghniyé, professeure en infectiologie à l’hôpital des Makassed, explique également qu’« il faudra attendre encore quelques jours pour voir si le reconfinement a porté ses fruits ». « Les derniers chiffres montrent une certaine stabilisation au niveau de la courbe des contaminations. Malheureusement, 15 % des personnes qui se font tester dans le pays sont positives au Covid-19, nous n’avons pas réussi à faire baisser ce chiffre-là », a-t-elle déploré.

Une fois le confinement levé, il faudra se conformer au port du masque et adopter une hygiène des mains, avertit l’infectiologue. « Il faut éviter que les gens ne se ruent dans les endroits publics. Si on rencontre du monde, il faut garder une distance de 2 m au moins », a-t-elle rappelé.


Alors que le bouclage général touche à sa fin lundi, la commission nationale chargée de la lutte contre le Covid-19 doit se réunir aujourd’hui à 13h pour discuter de la stratégie post-confinement. La commission émettra des recommandations formelles à l’issue de cette réunion, la troisième en trois jours. Les autorités se chargeront ensuite d’approuver ou non ces...

commentaires (1)

Le vaccin de la grippe à été écoulé on ne sait où. Ils disent avoir privilégié le corps médical hospitalier en donnant la moitié des vaccins anti grippe. Et l'autre moitié, elle est passée où ? Dans de grandes pharmacies à Beyrouth, on attend à ce jour sans vaccin. Corruption évidente qui privilégie les partisans ? Ou, on les a vendu à l'étranger ? Encore, on nous raconte que le vaccin anti corona arrive fin février. Jamais, on se fie à leur bavardage.

Esber

14 h 23, le 27 novembre 2020

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Commentaires (1)

  • Le vaccin de la grippe à été écoulé on ne sait où. Ils disent avoir privilégié le corps médical hospitalier en donnant la moitié des vaccins anti grippe. Et l'autre moitié, elle est passée où ? Dans de grandes pharmacies à Beyrouth, on attend à ce jour sans vaccin. Corruption évidente qui privilégie les partisans ? Ou, on les a vendu à l'étranger ? Encore, on nous raconte que le vaccin anti corona arrive fin février. Jamais, on se fie à leur bavardage.

    Esber

    14 h 23, le 27 novembre 2020