Le Palais de justice de Beyrouth. Photo Ani
Un groupe de manifestants a organisé un sit-in jeudi devant le Palais de justice de Beyrouth pour réclamer l'indépendance du pouvoir judiciaire et une réouverture de certains dossiers liés à la corruption.
"Je ne fais pas confiance à cette justice" a lancé au micro de la chaîne locale LBCI une manifestante sur place, accusant certains juges de "mettre certains dossiers dans les tiroirs". Et un autre protestataire d'affirmer : "Nous avons besoin de réponses, les dossiers liés à la drogue, aux fonds publics pillés et à l'argent des banques ont été clos de manière douteuse".
Dans un pays où la justice est souvent soumise aux pressions politiques, des manifestations de ce type ont lieu régulièrement. La révolte du 17 octobre 2019 qui a visé l'ensemble de la classe dirigeante accusée de corruption a incité un nombre croissant de contestataires à réclamer l’indépendance du pouvoir judiciaire, estimant que, sans cette indépendance, il sera impossible de juger les affaires de corruption des responsables et de récupérer "les fonds publics pillés".


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