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Le chef de la diplomatie russe fustige l'"ingérence" occidentale

Le chef de la diplomatie russe fustige l'

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov. Photo d'archives Andrei Pokumeiko/BelTA/Handout via REUTERS

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a rencontré jeudi à Minsk le président du Bélarus Alexandre Loukachenko et fustigé "l'ingérence" occidentale dans ce pays, où une mobilisation sans précédent de l'opposition continue depuis août.

"Nous avons constaté de nombreux faits d'ingérence grossière des Etats-Unis et (...) de certaines capitales européennes dans les affaires intérieures" du Bélarus, a déclaré M. Lavrov pendant une conférence de presse après une rencontre avec son homologue bélarusse, Vladimir Makeï. "Le sage peuple bélarusse est capable de comprendre de lui-même (ce qu'il faut faire), sans qu'on lui souffle de l'extérieur ou fasse des propositions insistantes sur une médiation qu'il n'a pas sollicitée", a ajouté M. Lavrov, qui avait auparavant rencontré le président bélarusse.

M. Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, a été déclaré vainqueur de l'élection présidentielle du 9 août avec plus de 80% des voix, déclenchant dans son pays des manifestations monstres, dont plusieurs ont réuni plus de 100.000 personnes à Minsk, sans réussir à faire plier le régime. Depuis le début de la contestation, des milliers de personnes ont été arrêtées, au moins quatre sont mortes et des dizaines d'autres ont dénoncé des tortures et d'autres violences subies pendant leur détention.

La figure de proue de l'opposition, Svetlana Tikhanovskaïa, s'est quant à elle exilée en Lituanie et a multiplié cet automne ses déplacements à l'étranger, engrangeant les soutiens de Berlin et Paris notamment. Ses interventions ont également été perçues à Moscou comme une ingérence, la Russie jugeant que l'opposante et ancienne candidate à la présidentielle n'est pas une interlocutrice légitime.

Pour sa part, Mme Tikhanovskaïa a affirmé jeudi sur la messagerie Telegram que tous les accords du "régime" de M. Loukachenko "avec le Kremlin" n'étaient pas légitimes et seraient "annulés par le nouveau gouvernement", puisque le président "a perdu le soutien du peuple". Si la mobilisation était en baisse ces dernières semaines, des dizaines de milliers de Bélarusses ont de nouveau manifesté dimanche contre le régime dans différents quartiers de Minsk et des centaines ont été arrêtés.

Une manifestation séparée a réuni cette semaine dans les rues de la capitale des médecins bélarusses sortis pour exprimer leur solidarité avec l'un de leurs collègues accusé par les autorités d'avoir divulgué un secret médical et visé par une enquête criminelle.

Ce médecin, Artiom Sorokine, a dévoilé les résultats de tests révélant l'absence des traces d'alcool dans le sang de Roman Bondarenko, un militant de 31 ans mort en novembre des suites de lésions cérébrales au lendemain de son arrestation par la police. Les autorités ont affirmé qu'il était en état d'ébriété. Une journaliste indépendante bélarusse, Katerina Baryssevitch, qui a écrit un article dans lequel elle donnait les résultats des tests effectués sur Roman Bondarenko, a également été arrêtée.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a rencontré jeudi à Minsk le président du Bélarus Alexandre Loukachenko et fustigé "l'ingérence" occidentale dans ce pays, où une mobilisation sans précédent de l'opposition continue depuis août. "Nous avons constaté de nombreux faits d'ingérence grossière des Etats-Unis et (...) de certaines capitales européennes dans les affaires intérieures" du Bélarus, a déclaré M. Lavrov pendant une conférence de presse après une rencontre avec son homologue bélarusse, Vladimir Makeï. "Le sage peuple bélarusse est capable de comprendre de lui-même (ce qu'il faut faire), sans qu'on lui souffle de l'extérieur ou fasse des propositions insistantes sur une médiation qu'il n'a pas sollicitée", a ajouté M. Lavrov, qui avait auparavant rencontré le président...