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Le cinéma pour observer (et comprendre) la vie

Passionné de cinéma, Joe Kraymaty, étudiant de 20 ans en ingénierie, partage ses coups de cœur cinématographiques et ses critiques de films sur son compte Instagram.

Le cinéma pour observer (et comprendre) la vie

« L’art est ce qui nous rend uniques et spéciaux, c’est ce qui nous rend humains », estime Joe Kraymaty qui dit s’échapper du quotidien, de la routine et du stress dans le monde du cinéma. Crédit photo Lou Daza

À l’âge de dix-huit ans, son baccalauréat en poche, Joe Kraymaty s’envole pour la France pour y poursuivre des études d’ingénierie. Un choix pas évident pour l’étudiant libanais qui, lorsqu’il était plus jeune, désirait entreprendre des études cinématographiques. Dans le domaine de l’audiovisuel, « j’aurais été obligé d’étudier bien des matières qui ne me plaisent pas tellement, telles que celles qui concernent l’aspect théorique du métier. Ajoutons à cela que dans cette industrie, il est difficile de plaire à tout le monde », indique-t-il. Aujourd’hui en 3e année d’ingénierie à l’Université de technologie de Compiègne, le jeune cinéphile, fidèle à son premier amour, partage sur sa page Instagram

@onlyincinemas les critiques des films qu’il visionne : il les analyse, les commente, décrit les personnages… « Comme pour une peinture, chaque personne perçoit un film à sa manière, en se basant sur ses propres expériences, ses affinités à elle, ses préférences… » explique-t-il.

L’idée de ce compte Instagram lui est venue après avoir regardé le film The Godfather (version 1972), dont il avoue qu’il le regarderait « une centaine de fois encore ». Le jeune étudiant a déjà publié quatre critiques de films et de nombreuses répliques extraites de longs métrages qu’il a appréciés.

L’art est ce qui nous rend humains

« L’art est ce qui nous rend uniques et spéciaux, c’est ce qui nous rend humains », estime le futur ingénieur qui dit s’échapper du quotidien, de la routine et du stress dans le monde du cinéma. Par ailleurs, le jeune homme confie que c’est dans les films qu’il trouve les réponses à de multiples interrogations. « Le cinéma a joué un rôle crucial dans mon processus de maturité et m’a aidé à voir les choses différemment », ajoute-t-il. Pour l’étudiant, c’est dans les films que l’on observe aussi la vie. « Il faut être reconnaissant pour les œuvres d’art », recommande-t-il avant de confier être également amoureux de lecture. « C’est grâce à ma mère que j’ai ouvert mon premier livre, j’avais 14 ans. Et depuis, je suis devenu un passionné de lecture. » Une activité qu’il a eu l’occasion de bien mener pendant le confinement et à laquelle il a ajouté le dessin, qu’il pratique depuis l’âge de sept ans et qu’il a développé encore plus en apprenant l’art du dessin numérique. Comme de nombreux jeunes, la période de confinement n’a pas été facile pour Joe Kraymaty. « Je passais par une phase très critique de ma vie, et rester seul, enfermé dans un appartement, n’a pas vraiment amélioré les choses. »

Son côté artistique l’aide par ailleurs dans son domaine d’étude. « L’art est un atout considérable à l’ingénierie puisqu’il permet de rendre le produit final meilleur », explique-t-il. Et revenant sur son choix de carrière, il confie qu’il a toujours été à l’aise avec les maths et la physique. Combinant ces deux domaines, l’ingénierie mécanique s’est avérée être « l’option parfaite » pour le jeune homme. « Surtout que j’aime les secteurs de l’automobile et de l’aéronautique qui tous les deux demandent de la mécanique ! » conclut Joe Kraymaty en confiant avoir comme rêve de revenir au Liban et de pouvoir y réaliser ses rêves professionnels.




À l’âge de dix-huit ans, son baccalauréat en poche, Joe Kraymaty s’envole pour la France pour y poursuivre des études d’ingénierie. Un choix pas évident pour l’étudiant libanais qui, lorsqu’il était plus jeune, désirait entreprendre des études cinématographiques. Dans le domaine de l’audiovisuel, « j’aurais été obligé d’étudier bien des matières qui ne me...

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