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Déchets

L’usine de tri à Saïda rouverte sous la supervision des FSI

L’usine de tri à Saïda rouverte sous la supervision des FSI

Des poubelles débordant de déchets à Saïda, le 19 novembre. Photo envoyée par notre correspondant Mountasser Abdallah

Après quatre jours de grève des ouvriers de l’usine de tri des déchets solides de Sinik qui dessert le caza de Saïda (chef-lieu du Liban-Sud), le président du conseil municipal de la ville, Mohammad Saoudi, a annoncé hier qu’une solution est en vue et que le centre serait rouvert sous la supervision des Forces de sécurité intérieure, même si les ouvriers décidaient de maintenir leur grève, rapporte notre correspondant Mountasser Abdallah. « Vous avez le droit d’être en grève, mais nous ne pouvons tolérer que les déchets restent dans la rue », a déclaré M. Saoudi dans un communiqué où il exhortait les contestataires à ne plus bloquer l’entrée du centre aux camions-bennes, à coups de menaces à peine voilées d’intervention des FSI pour faire respecter la décision.

Les ouvriers du centre sont en grève pour demander un réajustement des salaires, alors que le pays connaît un effondrement économique et une inflation sans précédent. « Cette fois-ci, nous ne reculerons pas et poursuivrons notre grève ouverte jusqu’à ce que notre demande soit satisfaite, à savoir toucher un salaire au taux de change adopté par les banques, soit 3 900 LL pour un dollar », a déclaré Khaled Akra au nom des travailleurs en grève.

M. Saoudi s’est réuni hier avec le président de l’entreprise IBC qui gère le centre de tri, Nabil Zantout, en présence de l’avocat de la municipalité. Il a raconté le déroulement d’une réunion qu’il avait tenue la veille à Beyrouth avec le ministre sortant des Finances Ghazi Wazni, pour lui exposer le problème. Ce dernier a déclaré comprendre les doléances des ouvriers et l’urgence de la situation, mais il a souligné que la décision ne lui revenait pas seul, et qu’il lui fallait consulter le Premier ministre et le gouverneur de la Banque du Liban, a expliqué Mohammad Saoudi.

La grogne était entre-temps palpable à Saïda, au quatrième jour de la grève des ouvriers de Sinik, à la périphérie de la ville, alors que les ordures s’amoncelaient dans les rues. Signe de cette colère, un groupe de militants affiliés à la révolte antipouvoir du 17 octobre 2019 a jeté des sacs d’ordures sur le bâtiment de la municipalité de Saïda pour protester notamment contre le silence et l’inaction des responsables politiques de la ville.

Pour sa part, l’ancien président du conseil municipal de la ville, Abdel Rahman Bizri, a déploré dans un communiqué cette reprise de la crise des déchets à Saïda, malgré « les dizaines de millions de dollars déjà dépensés pour régler cet épineux problème ». « Saïda revit cette expérience de déchets dans les rues, malgré la présence d’une usine de traitement dans la ville, et bien que deux montagnes de déchets aient remplacé l’ancienne décharge sauvage, qui avait été remblayée en mer par un entrepreneur connu pour ses connexions politiques », a-t-il poursuivi.

Face à la grogne, le leader de l’Organisation populaire nassérienne, le député Oussama Saad, a pris contact avec le président de la municipalité de Saïda, le directeur de la société de collecte des déchets NTCC, et le procureur général près la cour d’appel du Liban-Sud, Rahif Ramadan, réclamant la collecte des ordures amoncelées dans les rues, surtout que de fortes pluies sont prévues dans les prochains jours.


Après quatre jours de grève des ouvriers de l’usine de tri des déchets solides de Sinik qui dessert le caza de Saïda (chef-lieu du Liban-Sud), le président du conseil municipal de la ville, Mohammad Saoudi, a annoncé hier qu’une solution est en vue et que le centre serait rouvert sous la supervision des Forces de sécurité intérieure, même si les ouvriers décidaient de maintenir...

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