Des soldtas de l’armée syrienne à Hamidiya, dans la province de Qouneïtra, dans le sud du pays, le 26 juillet 2018. Photo SANA/AFP.
Mercredi, une patrouille des forces prorégime, déployée dans la province de Deir Ezzor (est) pour des opérations de ratissage, a été prise en embuscade par des jihadistes, a précisé l'Observatoire. "De violents affrontements entre les deux camps ont éclaté" près de la ville de Mayadine, a précisé l'Observatoire dans un communiqué, rapportant la mort de 11 soldats du régime et combattants de forces alliées, mais aussi 17 blessés dans leurs rangs. L'ONG n'a pas donné dans l'immédiat un bilan de pertes essuyées par les assaillants.
Après une montée en puissance fulgurante et la proclamation à l'été 2014 d'un "califat" à cheval sur l'Irak et la Syrie, les jihadistes de l'EI ont enchaîné les revers, face aux offensives successives lancées dans ces deux pays. En mars 2019, des forces kurdes syriennes soutenues par une coalition internationale emmenée par Washington ont proclamé la chute du "califat", avec la reconquête de l'ultime bastion jihadiste de Baghouz, dans l'extrême est de la Syrie. Le groupe continue de revendiquer des attaques meurtrières en Syrie mais aussi en Irak, en Afghanistan ou en Afrique de l'Ouest.
Des responsables militaires occidentaux ont pu à plusieurs reprises mettre en garde contre une résurgence de l'EI, en l'absence d'une lutte antijihadiste soutenue. Selon l'OSDH, ces derniers mois des jihadistes ont parfois pu menacer des habitants d'un village de Deir Ezzor ou déposer des explosifs devant des maisons, après avoir réclamé le paiement de la zakat, l'aumône, un des cinq piliers de l'islam.


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