Des poubelles débordant de déchets dans une rue de Saîda, au Liban-Sud, le 18 novembre 2020. Photo ANI
Les ouvriers de l'usine de tri des déchets solides de Sinik, dans la périphérie de Saïda, au Liban-Sud, ont poursuivi mercredi leur grève ouverte pour le troisième jour consécutif, alors que les ordures s'amoncellent dans les rues de la ville et dans le camp de réfugiés palestinien voisin de Aïn el-Heloué.
Les protestataires réclament une amélioration de leurs salaires grignotés par l'inflation, alors que le Liban connaît une grave crise économique, marquée notamment par une dévaluation de la monnaie locale, une hausse des prix et une augmentation de la pauvreté.
Les ouvriers refusent de laisser rentrer les camions-poubelles dans l'usine tant que leurs demandes salariales ne seront pas satisfaites. "En attendant leur transfert vers l'usine de tri, les ordures s'accumulent dans la rue et les décharges des quartiers, et ce de manière accrue à Aïn el-Heloué, un camp où la densité de population est très élevée", a averti l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). Dans le camp, les agents de santé de l'UNRWA collectent les déchets, les stockent dans les décharges et saupoudrent de la chaux pour réduire les odeurs désagréables et ne pas attirer les insectes.


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