Une femme portant un masque de protection contre le coronavirus lit les titres de la presse libanaise, à Beyrouth, le 8 novembre 2020. Photo AFP/Anwar Amro
Le directeur de l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth, le docteur Firas Abiad, a estimé mardi que le reconfinement généralisé d'une période de deux semaines, tel que recommandé lundi par la commission ministérielle en charge du dossier du coronavirus, était un "strict minimum", malgré la crise économique qui frappe le Liban.
Le Conseil supérieur de défense doit se réunir aujourd'hui à 11h pour annoncer un potentiel reconfinement du Liban.
"Malgré la situation économique critique, le confinement généralisé pour une période de deux semaines seulement est le strict minimum, si on prend les chiffres en considération. Il faut faire baisser le taux de propagation et la pression qui pèse sur les hôpitaux et les soignants. Nous devons tous aider au succès de cette étape pour juguler l'épidémie jusqu'à la mise en place d'un vaccin", a plaidé le médecin.
"Le taux d'occupation des lits en réanimation a atteint 94% et (...) le taux de tests positifs de plus de 14% indique que la pandémie se propage sans barrières", a-t-il averti, rappelant que "les décès ne concernent pas uniquement les personnes âgées ou atteintes de maladies chroniques, mais touchent également des jeunes (...) sans épargner le corps médical".
En outre, commentant l'annonce faite hier par le groupe pharmaceutique américain Pfizer et selon laquelle son candidat vaccin était efficace « à 90 % » contre le Covid-19, Firas Abiad a salué "un début de bonnes nouvelles". "Les résultats préliminaires de Pfizer sont encourageants. Des questions posées par les milieux scientifiques nécessitent encore des réponses concernant l'efficacité du vaccin notamment. (...) Mais le vaccin ne sera pas disponible après le deuxième quart de l'année prochaine, au mieux", a-t-il toutefois nuancé.
Depuis lundi, le bouclage localisé, stratégie qui était appliquée depuis fin août pour lutter contre la pandémie mais qui s'est avérée inefficace, est annulé. Le couvre-feu, qui empêche toute circulation entre 21h et 5h est resté, lui, en vigueur.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine