Le ministre libanais sortant de la Santé, Hamad Hassan, lors d'un point presse au palais de Baabda, le 6 novembre 2020. Photo Dalati et Nohra
Le ministre sortant de la Santé, Hamad Hassan, a estimé vendredi que toute décision éventuelle de confiner le Liban pour éviter une situation sanitaire "catastrophique" devrait être "courageuse et prise au sérieux" par toutes les parties, alors que les appels à un tel bouclage national se poursuivent, malgré certaines réticences, notamment de la part du secteur privé.
"Toute décision de boucler le pays doit être courageuse et nécessite d'être prise au sérieux par toutes les parties", a déclaré M. Hassan à l'issue d'une réunion avec le chef de l'Etat, Michel Aoun. "Nous avons étudié les différentes possibilités qui peuvent être envisagées dans ce cadre, afin d'éviter une situation catastrophique", a-t-il ajouté. Il a souligné que les bouclages localisés, la stratégie en vigueur depuis fin août pour tenter de lutter contre la maladie, n'avaient donné aucun résultat "encourageant".
Le ministre sortant avait déjà appelé, en fin de semaine dernière, à un bouclage total du pays de deux semaines à un mois, alors que les contaminations continuent d'augmenter, un nouveau record de cas ayant été enregistré jeudi, et le nombre de lits pouvant accueillir les patients en soins intensifs se réduisant rapidement.
Concernant le manque de places dans les hôpitaux, le ministre Hassan a indiqué avoir "souligné la nécessité pour les hôpitaux d'être mieux préparés". Il a ajouté que la lutte contre la pandémie devait également faire l'objet d'un suivi "sérieux et constructif" de la part de la Banque du Liban (BDL) afin de soutenir les institutions concernées.
Au total, 89.186 cas de coronavirus ont été officiellement déclarés depuis l’apparition de la pandémie dans le pays le 21 février dernier, au nombre desquels 683 décès et 47.667 guérisons, selon les chiffres officiels publiés jeudi. Parmi les personnes toujours contaminées à ce jour, 788 sont hospitalisées, dont 271 aux soins intensifs.


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