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Les dignitaires musulmans condamnent les attentats de Paris, Nice et Vienne et refusent tout amalgame avec l'islam

Les dignitaires musulmans condamnent les attentats de Paris, Nice et Vienne et refusent tout amalgame avec l'islam

Le mufti de la République libanaise, le cheikh Abdel Latif Deriane. Photo Ani

Les dignitaires des différentes confessions musulmanes au Liban, le mufti de la République libanaise, le cheikh sunnite Abdelatif Deriane, le chef du conseil supérieur islamique chiite, le cheikh Abdel Amir Kabalan et le cheikh Akl druze Naïm Hassan, ont condamné jeudi les opérations terroristes de Paris, Nice en France et de Vienne en Autriche et mis en garde contre tout amalgame entre ces crimes et l'islam.

"Nous continuons à condamner le plus sévèrement possible les meurtriers et mettons en garde contre un amalgame entre ces crimes et l'islam", ont affirmé les dignitaires religieux dans une déclaration commune. "Les allégations de ces criminels selon lesquels ils commettent leurs massacres au nom de la religion contredisent celle-ci et font d'eux des ennemis de la religion qu'ils prétendent défendre", ont-ils poursuivi, exigeant la divulgation de l'identité des instigateurs, des financiers et des acteurs criminels. "L'islam est une religion de paix (...), l'homme y est honoré et l'attaquer équivaut à une attaque contre toute l'humanité", ont-ils proclamé.

Les dignitaires religieux ont toutefois demandé aux autorités compétentes de faire respecter les rites et symboles religieux, rappelant que "la loi française de 1905 sur la sécularisation a décidé de séparer la religion de l'État et n'a pas décidé d'abolir les religions ou la croyance en elles."

Le 16 octobre, un enseignant français, Samuel Paty, avait été décapité en banlieue parisienne par un islamiste russe tchétchène radicalisé, pour avoir montré en classe des caricatures de Mahomet publiées par l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo. Après cet attentat terroriste, le président français, Emmanuel Macron a promis au nom de la liberté d'expression que la France ne renoncerait pas aux caricatures. Ses propos ont entraîné de vives tensions dans plusieurs pays musulmans, allant des manifestations jusqu'au boycott de produits français. Le 29 octobre avait lieu l'attaque au couteau dans une église de Nice, une agression qualifiée d'acte terroriste dont l'auteur a été interpellé après avoir tué trois personnes. Le 2 novembre, un homme armé d'un fusil d'assaut a tué quatre personnes dans les rues de Vienne, en Autriche. Une attaque revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique.



Les dignitaires des différentes confessions musulmanes au Liban, le mufti de la République libanaise, le cheikh sunnite Abdelatif Deriane, le chef du conseil supérieur islamique chiite, le cheikh Abdel Amir Kabalan et le cheikh Akl druze Naïm Hassan, ont condamné jeudi les opérations terroristes de Paris, Nice en France et de Vienne en Autriche et mis en garde contre tout amalgame entre ces crimes et l'islam."Nous continuons à condamner le plus sévèrement possible les meurtriers et mettons en garde contre un amalgame entre ces crimes et l'islam", ont affirmé les dignitaires religieux dans une déclaration commune. "Les allégations de ces criminels selon lesquels ils commettent leurs massacres au nom de la religion contredisent celle-ci et font d'eux des ennemis de la religion qu'ils prétendent défendre", ont-ils poursuivi,...