Une route du Liban-Sud sous les eaux après de fortes pluies, le 4 novembre 2020. Photo fournie par notre correspondant Mountasser Abdallah
Alors que depuis ce matin les intempéries ont provoqué l'inondation de plusieurs axes du pays, notamment à Beyrouth et dans sa périphérie et dans le Sud, le ministère des Travaux publics a annoncé avoir "entamé le nettoyage des conduites d'eau de pluie le long des routes internationales" entrant sous sa juridiction, accusant "les citoyens" d'être à l'origine du problème des conduites bouchées.
Le ministère des Travaux publics et des Transports a "entamé le nettoyage des égouts et conduites d'eau le long des routes internationales dont il a la responsabilité, mais les routes intérieures sont de la responsabilité des municipalités", a souligné le ministère dans un communiqué. Le ministre sortant, Michel Najjar a également "donné ses instructions" pour qu'une attention particulière soit accordée à certaines "zones rouges" du pays, réputées pour être rapidement inondées en cas de pluie, notamment le long de la côte nord du Metn, autour des localités de Nahr el-Mot, Zalka, Antélias, Dbayeh et Nahr el-Kalb, ainsi que le long du fleuve Ghadir et dans le tunnel menant vers l'Aéroport international de Beyrouth. L'année dernière, des automobilistes étaient restés coincés des heures durant dans ce tunnel après les premières pluies.
Le ministère a essayé de retirer un maximum de déchets bloquant les conduites d'eau, "mais le problème persiste au niveau des gens qui continuent de jeter leurs déchets" le long des routes, accuse encore le texte.
Dans la matinée, plusieurs grands axes du pays ont été innondés par les eaux de pluie, ralentissant la circulation dans de nombreuses régions. Selon le centre de contrôle du trafic routier (TMC), des problèmes de circulation ont été rapportés dans le sud de Beyrouth, au niveau de la Cité sportive en direction du tunnel Salim Salam, de grandes flaques d'eau recouvrant notamment le pont de Cola, axe reliant la capitale au sud du pays. Le trafic était également dense à Khaldé, en direction de Costa Brava et Ouzaï, au sud de Beyrouth, ainsi que sur l'axe reliant Dbayeh, Jal-el-Dib, Dora et le secteur de la Quarantaine, au nord de la capitale, ainsi que le long des localités côtières de Ghazir, Jounieh et Zouk Mkayel, sur l'autoroute du Nord. A Saïda, plusieurs routes ont également été transformées en cours d'eau.
Chaque année, lors du changement de saison, le manque d'entretien des routes libanaises provoque, en cas de fortes pluies, d'importantes inondations bloquant le trafic routier.


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