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Diplomatie

L'ambassadeur d'Iran à Londres convoqué avant le nouveau procès d'une Irano-Britannique

L'ambassadeur d'Iran à Londres convoqué avant le nouveau procès d'une Irano-Britannique

Photo AFP/Free Nazanin Campaign

Le ministère britannique des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur iranien jeudi pour dénoncer le sort "inacceptable" réservé à l'Irano-Britannique Nazanin Zaghari-Ratcliffe, qui risque de retourner en prison à l'issue d'un nouveau procès lundi, a indiqué vendredi le chef de la diplomatie britannique.

Accusée d'avoir cherché à renverser le régime iranien, ce qu'elle nie, cette employée de la Fondation Thomson Reuters - la branche philanthropique de l'agence de presse canado-britannique du même nom - avait été arrêtée avec sa fille en avril 2016 en Iran, où elle venait rendre visite à sa famille. 
Condamnée à une peine de cinq ans de prison, elle est actuellement assignée en résidence, mais a été convoquée pour un nouveau procès lundi, selon son mari Richard Ratcliffe.

"Nous avons clairement fait savoir au niveau des ambassadeurs, à la fois ici et à Téhéran - nous avons convoqué l'ambassadeur iranien -, que c'était entièrement injustifié et complètement inacceptable", a déclaré le chef de la diplomatie britannique Dominic Raab sur la BBC. "Nous voulons améliorer la relation entre le Royaume-Uni et l'Iran. Si Nazanin est renvoyée en prison, cela va complètement changer nos discussions et la base de ces discussions", a-t-il averti.

L'ambassadeur, Hamid Baeidinejad, a été convoqué jeudi par le directeur du Foreign Office pour le Moyen-Orien, Thomas Drew, pour lui faire savoir la "grave préoccupation" de Londres à ce sujet, selon le ministère.

Après avoir purgé plus de quatre ans de sa peine en prison ou en résidence surveillée, l'Irano-Britannique de 41 ans a été notifiée en septembre d'un nouvel acte d'accusation. Selon son mari, il lui a été annoncé mardi qu'elle était convoquée devant le juge le 2 novembre. "On lui a dit de faire son sac pour la prison et de l'emporter avec elle quand les gardiens de la révolution viendraient la chercher, puisque c'est là qu'elle ira après le tribunal."

Cette convocation intervient selon M. Ratcliffe après le report pour six mois d'une audience au sujet d'un litige entre le Royaume-Uni et l'Iran portant sur une vieille dette - 400 millions de livres (432 millions d'euros) - que Téhéran avait versé en 1979 au Royaume-Uni pour des chars qui n'ont jamais été livrés.


Le ministère britannique des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur iranien jeudi pour dénoncer le sort "inacceptable" réservé à l'Irano-Britannique Nazanin Zaghari-Ratcliffe, qui risque de retourner en prison à l'issue d'un nouveau procès lundi, a indiqué vendredi le chef de la diplomatie britannique.

Accusée d'avoir cherché à renverser le régime iranien, ce...