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Coronavirus au LIban

"La situation est alarmante", s'inquiète le directeur de l'hôpital Hariri


Des femmes attendant de faire le test PCR de reconnaissance du coronavirus, à l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth, le 1er octobre 2020. Photo Reuters/Issam Abdallah

Le Dr Firas Abiad, directeur de l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth, s'est inquiété vendredi d'une "situation alarmante" quant à la propagation du coronavirus au Liban et le risque de saturation des services de réanimation, appelant à une "réévaluation" de la situation. 

"Les chiffres de Covid-19 ont recommencé à grimper, enregistrant de nouveaux records pendant trois jours consécutifs. Le taux de tests positifs a augmenté. La plupart des décès hier concernaient des patients d'âge moyen. En bref, la situation est alarmante. Une réévaluation est justifiée", a twitté le médecin qui dirige cet établissement en première ligne dans la lutte contre le virus. 

"Toute croissance du nombre de contaminations au Covid-19 sera suivie sous peu par une croissance du nombre de patients dans un état critique. La plupart des unités Covid à l'hôpital fonctionnent à taux d'occupation élevé. Il faut davantage d'équipements et de soignants pour gérer tout rebond de l'épidémie", a-t-il poursuivi.

"A l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth, l'extension de l'unité dédiée au coronavirus est presque prête. Elle permettra d'ajouter neuf lits de soins intensifs, d'autres lits et une unité néonatale de soins intensifs. Pourtant, il importe d'insister sur le fait que la véritable bataille contre le virus se joue dans la société et non dans les hôpitaux. Il n'existe pas de substituts au respect des mesures de protection", a averti le directeur de l'hôpital dans un dernier tweet. 

Le Liban est entré lundi dans sa quatrième semaine de bouclage partiel, une stratégie adoptée fin août par le comité interministériel pour le suivi du coronavirus, par laquelle des zones classées rouges au baromètre de l’épidémie sont fermées une semaine durant. En recourant à cette stratégie de bouclage localisé, le gouvernement espère freiner – voire vaincre – la propagation de l’épidémie qui ne cesse de gagner du terrain. Mais les chiffres des derniers jours ne sont pas rassurants. Hier, le bilan quotidien était de plus de 1.900 contaminations dans le pays.


Le Dr Firas Abiad, directeur de l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth, s'est inquiété vendredi d'une "situation alarmante" quant à la propagation du coronavirus au Liban et le risque de saturation des services de réanimation, appelant à une "réévaluation" de la situation. 

"Les chiffres de Covid-19 ont recommencé à grimper, enregistrant de nouveaux records...