Un homme regardant un bâtiment détruit par les bombardements lors du conflit du Karabakh entre Arménie et Azerbaïdjan, dans la ville de Ganja en Azerbaïdjan, le 27 octobre 2020. Photo AFP/Tofik Babayev
Le secrétaire d'Etat a enjoint, à travers des appels téléphoniques séparés, le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, et le président azerbaïdjanais Ilham Aliev, à "respecter leur engagement à cesser les combats et à chercher une solution diplomatique au conflit dans le Nagorny-Karabakh", d'après un communiqué. M. Pompeo a souligné qu'il n'y avait pas "de solution militaire à ce conflit".
Le chef de la diplomatie américaine avait reçu vendredi, séparément, ses homologues azerbaïdjanais Djeyhoun Baïramov et arménien Zohrab Mnatsakanian, sans rencontre à trois, ce qui avait abouti à une déclaration conjointe de "cessez-le-feu humanitaire" annoncée dimanche. Cet accord a néanmoins rapidement volé en éclats. Moins d'une heure avant le début prévu de la trêve lundi, les belligérants ont immédiatement signalé sa violation, comme lors des deux précédentes tentatives ces dernières semaines. Une première trêve entre Erevan et Bakou avait été conclue à Moscou le 10 octobre et une deuxième à Paris le 17 octobre.
Depuis le 27 septembre, les forces azerbaïdjanaises ont conquis des territoires échappant au contrôle de Bakou depuis les années 1990 et une guerre, dans la foulée de la chute de l'URSS, qui avait fait 30.000 morts et abouti à la sécession de la région du Nagorny Karabakh aujourd'hui peuplée quasi-exclusivement d'Arméniens.
Washington fait partie, avec la France et la Russie, du Groupe de Minsk formé de longue date par l'Organisation sur la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) pour être le principal médiateur dans ce conflit.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine