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Haut-Karabakh

L’Iran déploie des troupes à ses frontières avec l’Arménie et l’Azerbaïdjan

L’Iran déploie des troupes à ses frontières avec l’Arménie et l’Azerbaïdjan

Manifestation à Paris hier en faveur des Arméniens au Haut-Karabakh. Alain Jocard/AFP

L’Iran a déployé des troupes le long de sa frontière avec l’Azerbaïdjan et l’Arménie, après des tirs sur son territoire en provenance du Haut-Karabakh où les deux pays sont en conflit, a indiqué hier l’armée idéologique de la République islamique.

Enclave indépendantiste arménienne au sein de l’Azerbaïdjan, le territoire du Haut-Karabakh, frontalier de l’Iran, est le théâtre de violents combats entre forces arméniennes et azerbaïdjanaises depuis fin septembre.

Des unités des gardiens de la révolution « ont été envoyées et stationnées dans la région en raison du conflit entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie », a indiqué le commandant des forces terrestres de l’armée idéologique de l’Iran, Mohammad Pakpour. Elles ont pour mission de « protéger les intérêts nationaux et maintenir la paix et la sécurité », a ajouté M. Pakpour, cité par l’agence d’État iranienne IRNA. Selon lui, l’Iran respecte l’intégrité territoriale de ses voisins, mais « tout changement » aux frontières est « une ligne rouge pour la République islamique ».

Ces dernières semaines, des roquettes et des obus de mortier ont touché des villages du comté iranien de Khoda Afarin, voisin du Haut-Karabakh, selon les médias iraniens. « Si de tels tirs se répètent, l’Iran ne restera pas indifférente », avait tweeté mi-octobre le porte-parole des Affaires étrangères.

L’Iran, qui entretient de bonnes relations avec l’Arménie et l’Azerbaïdjan, a appelé à plusieurs reprises ces deux pays à cesser les hostilités, et a offert sa médiation.

Nouveaux combats dimanche dans le Haut-Karabakh

Hier, de nouveaux combats ont éclaté dans le Haut-Karabakh entre l’Azerbaïdjan et des indépendantistes arméniens, les deux camps s’accusant mutuellement de bloquer un règlement pacifique du conflit. L’Arménie a accusé les forces d’Azerbaïdjan d’avoir bombardé des établissements civils. Bakou a démenti avoir tué des civils et a déclaré être prêt à mettre en place un cessez-le-feu à condition que les forces arméniennes cessent le combat.

Les combats du week-end dans la région surviennent alors que les États-Unis ont tenté vendredi une médiation. L’échec de deux cessez-le-feu négociés par la Russie avait déjà douché les espoirs d’un règlement rapide du conflit qui a éclaté le 27 septembre dernier. « Je suis absolument confiant dans l’efficacité des négociations de paix, mais cela dépend aussi de la volonté de la partie arménienne d’y participer », a déclaré le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev. « Pourquoi les Azerbaïdjanais et les Arméniens peuvent-ils vivre ensemble en Géorgie, en Russie, en Ukraine et dans d’autres pays, mais pas au Haut-Karabakh ? » a-t-il ajouté dans une interview à Fox News.

Menaces d’attentats et d’enlèvements

De leur côté, les États-Unis ont évoqué samedi des menaces d’attentats et d’enlèvements qui pourraient viser des ressortissants américains et étrangers en Azerbaïdjan. « L’ambassade des États-Unis à Bakou a reçu des informations crédibles sur des attentats terroristes et des enlèvements potentiels visant des citoyens américains et étrangers à Bakou », indique la mission diplomatique sur son site dans un message partagé par le département d’État sur Twitter. « Les ressortissants américains sont invités à faire preuve d’une prudence accrue dans les endroits où peuvent se réunir des Américains ou des étrangers », notamment les grands hôtels de la capitale, ajoute l’ambassade, sans plus de précisions sur l’origine de ces menaces.

Cet avertissement intervient au lendemain d’un message similaire en Turquie, où la diplomatie américaine a fait état de menaces « crédibles » d’attentats ou d’enlèvements visant des Américains à Istanbul ou dans d’autres localités. Aucun lien n’est toutefois évoqué dans l’immédiat entre ces deux avertissements.

L’implication de la Turquie dans le conflit au Haut-Karabakh suscite l’inquiétude de plusieurs pays occidentaux depuis qu’elle a dit vouloir aider l’Azerbaïdjan à « recouvrer ses terres occupées ».

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a reçu vendredi, séparément, ses homologues d’Arménie et d’Azerbaïdjan, qu’il a exhortés à « mettre fin aux violences et (à) protéger les civils ». Le ministre arménien, Zohrab Mnatsakanian, a accusé à cette occasion la Turquie d’être impliquée directement dans le conflit « avec du soutien technique militaire » et « l’envoi de terroristes militaires de la région », des accusations déjà portées par le Premier ministre arménien Nikol Pachinian et par le président arménien Armen Sarkissian.

Sources : agences


L’Iran a déployé des troupes le long de sa frontière avec l’Azerbaïdjan et l’Arménie, après des tirs sur son territoire en provenance du Haut-Karabakh où les deux pays sont en conflit, a indiqué hier l’armée idéologique de la République islamique.

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