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France-Turquie

Macron réplique vertement aux attaques d'Erdogan qui met en question sa "santé mentale"

Le président français rappelle à Paris l'ambassadeur de France à Ankara.

Macron réplique vertement aux attaques d'Erdogan qui met en question sa

Le président français Emmanuel Macron et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, le 5 janvier 2018 à l'issue d'une conférence de presse à l'Elysée à Paris. AFP / POOL / LUDOVIC MARIN

Le président français Emmanuel Macron a répliqué vertement samedi aux nouvelles attaques de son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, et a rappelé à Paris l'ambassadeur de France, un acte diplomatique rare.

L'Elysée a dénoncé auprès de l'AFP les propos jugés "inacceptables" du président turc - qui avait mis en question "la santé mentale" d'Emmanuel Macron en raison de son attitude envers les musulmans -, mais aussi noté "l'absence de messages de condoléances et de soutien du Président turc après l'assassinat de Samuel Paty", une semaine après la décapitation de cet enseignant par un islamiste près de Paris.

Le courroux français se traduit par le rappel immédiat de l'ambassadeur de France à Ankara, semble-t-il pour la première fois de l'histoire des relations diplomatiques franco-turques. L'acte, dit l'entourage d'Emmanuel Macron, se veut "un signal très fort". Le précédent rappel à Paris d'un ambassadeur de France "en consultation", selon l'expression consacrée, remonte à février 2019, pour protester contre une rencontre entre Luigi di Maio, alors vice-premier ministre italien, et des "gilets jaunes".

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En novembre dernier, M. Erdogan avait déjà mis en cause la santé mentale d'Emmanuel Macron, répliquant aux propos du président français sur la "mort cérébrale" de l'OTAN en l'invitant à "examiner sa propre mort cérébrale". "Des insultes et des provocations d'Erdogan, on en a eu quasiment toutes les semaines cet été", admettait-on samedi dans l'entourage du président Macron. Ce qui changerait cette fois, c'est "le contexte". Sur le plan international, souligne-t-on, "les lignes ont bougé. Nous avons éveillé les partenaires européens au risque posé par Erdogan" en Méditerranée orientale, dans le conflit entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie, en Libye, ou encore en Syrie. En France surtout, l'attentat de Conflans Sainte-Honorine a conduit l'exécutif à accentuer l'initiative déjà engagée contre l'islam politique, suscitant la colère du dirigeant turc islamo-conservateur.

"Outrance" et "grossièreté"

Il y a deux semaines, M. Erdogan avait dénoncé comme une provocation les déclarations de son homologue français sur le "séparatisme islamiste" et la nécessité de "structurer l'islam" en France, alors que l'exécutif présentait son futur projet de loi sur ce thème. Il a enfoncé le clou samedi dans un discours télévisé : "Tout ce qu'on peut dire d'un chef d'Etat qui traite des millions de membres de communautés religieuses différentes de cette manière, c'est: allez d'abord faire des examens de santé mentale". 

Pour l'Elysée, "l'outrance et la grossièreté" d'Ankara passent moins que jamais, au surlendemain de la cérémonie d'hommage à Samuel Paty à l'université parisienne de la Sorbonne. Dans son allocution jeudi soir, Emmanuel Macron avait notamment promis que la France continuerait de défendre les caricatures. Depuis, selon l'entourage du président, "les Turcs diffusent une sorte de propagande absurde, par exemple que le président a décidé de projeter les caricatures de Mahomet sur les bâtiments publics".

Les appels au boycott des produits français se multiplient d'autre part depuis vendredi dans plusieurs pays arabes en réaction au discours présidentiel à la Sorbonne. Aux yeux de Paris, "il y a une campagne islamiste contre la France. Elle est organisée, elle n'est pas le fait du hasard, et les émetteurs sont très largement turcs".

Sur le fond, des tensions en Méditerranée au conflit en Libye, en passant par les affrontements au Nargorny Karabakh, de nombreux dossiers opposent actuellement Paris et Ankara. L'Elysée a de nouveau réclamé samedi "que la Turquie mette fin à ses aventures dangereuses en Méditerranée et dans la région", et dénoncé le "comportement irresponsable" d'Ankara au Haut-Karabakh. "Des exigences sont posées. Erdogan a deux mois pour répondre. Des mesures devront être prises à la fin de cette année", a ainsi déclaré l'Elysée à propos de la Méditerranée orientale.


Le président français Emmanuel Macron a répliqué vertement samedi aux nouvelles attaques de son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, et a rappelé à Paris l'ambassadeur de France, un acte diplomatique rare.

L'Elysée a dénoncé auprès de l'AFP les propos jugés "inacceptables" du président turc - qui avait mis en question "la santé...

commentaires (7)

Le vizir se prend pour le Khalife et pense que Macron est une tête de turc, mais en l'insultant, ce sont les Français qu'il insulte, avec pour conséquence de les faire sourire, comme les caricatures... On mesure le fossé qui sépare nos civilisations !

DM

23 h 18, le 25 octobre 2020

Tous les commentaires

Commentaires (7)

  • Le vizir se prend pour le Khalife et pense que Macron est une tête de turc, mais en l'insultant, ce sont les Français qu'il insulte, avec pour conséquence de les faire sourire, comme les caricatures... On mesure le fossé qui sépare nos civilisations !

    DM

    23 h 18, le 25 octobre 2020

  • Il faut que les dirigeants se comportent en Hommes d'Etat, et corrigent les erreurs commises. Mais, Erdogan, accablé par des crises de toutes parts, essaye de patauger alentours, provoquant et dangereux.

    Esber

    18 h 27, le 25 octobre 2020

  • De toutes facon les Francais n ont pas ecoute le General De Gaule qui ds ses memoires disait Ma Maison Clombey les deux Eglises sera appelee Colombey les deux Mosqees

    Nassour Georges

    13 h 28, le 25 octobre 2020

  • Les pays arabes sont hypocrites ils ont reconnu Israel , ils sont des traîtres contre le peuple palestinien

    Eleni Caridopoulou

    13 h 22, le 25 octobre 2020

  • Quand ils reçoivent des demandeurs d'asile et de réfugiés, les autorités des pays occidentaux passent en revue les demandes et posent mille et une question. Or la seule question importante n'est jamais posée: "Aimez-vous la France"? Assis sur un détecteur de mensonges la quasi totalité de ces personnes échoueront au test par ce qu'ils détestent tout particulièrement la France. Ces personnes sont excusables car ils sont libre de penser ce qu'ils veulent, mais les autorités françaises sont fautives car ils savaient depuis les années Mitterrand ce qui allait arriver, et c'est maintenant arrivé !

    MGMTR

    10 h 21, le 25 octobre 2020

  • MACRON est vraiment meprisable.....apres n avoir rien fait contre les islamistes pendant des annees,maintenant pour des raisons electorales,il tient des propos d extreme droite......il passe d une passivite criminelle a une islamophobie tout aussi criminelle....la FRANCE est la risee du monde entier ...en TURQUIE les trois grandes religions cohabitent en parfaite harmonie depuis des siecles......

    HABIBI FRANCAIS

    00 h 21, le 25 octobre 2020

  • Le problème d'erdogan c'est qu'il se prend pour le calife, successeur du prophète il ne sera jamais, pourtant qu'un simple vizir... il souhaiterait par ses déclarations extravagantes ressusciter l'Empire ottoman et se lance dans une rhétorique guerrière ayant pour but un renouveau national avec l'émergence de la figure ottomane, de la domination turque dans le monde… ses déclarations faisant fi du langage diplomatique d'ordinaire en vigueur sont indignes d'un "dictateur"...

    c...

    23 h 32, le 24 octobre 2020