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Commerce

L’ACB met en garde contre les effets négatifs des nouvelles restrictions bancaires sur la livre

L’ACB met en garde contre les effets négatifs des nouvelles restrictions bancaires sur la livre

De nombreux commerces fermés dans l’une des artères principales de Tripoli (Liban-Nord) en septembre dernier. Photo M.A.

L’Association des commerçants de Beyrouth (ACB), présidée par Nicolas Chammas, a longuement détaillé hier dans un communiqué les conséquences des nouvelles restrictions bancaires sur les retraits en livres, annoncées cette semaine. Il a notamment mis en garde contre « une contraction économique », provoquée par une contraction de la masse monétaire. Ce alors que l’agence américaine de notation Moody’s avait estimé il y a un mois que le PIB libanais se contractera cette année de 22,5 % en raison de la crise économique et financière que traverse le pays depuis un an, de la dépréciation de la livre de près de 80 %, de la crise sanitaire de Covid-19 et de la double explosion du port de Beyrouth le 4 août dernier.

Le secteur commercial, a poursuivi l’ACB, sera le principal perdant de cette mesure, alors qu’il « a déjà connu une baisse d’activité de près de 80 % » en un an. Ainsi, l’association évoque deux possibilités face à cette crise : le refus du paiement autre qu’en liquide ou, tout simplement, la sortie du marché de plusieurs entreprises, impliquant alors une hausse du chômage des Libanais, alors que ce taux était déjà de 30 % en juin selon le groupe InfoPro, une société spécialisée dans l’édition de titres de presse économique. Pour l’ACB, cette mesure impactera aussi négativement les personnes non bancarisées, représentant 55 % de la population, selon le rapport Global Findex de la Banque mondiale de 2017.

Selon l’ACB, seule la confiance peut permettre d’atteindre les objectifs fixés par cette réduction de la masse monétaire, à savoir la stabilisation du taux de change dollar/livre à un taux inférieur (il est actuellement de 8 000 livres environ) et, par conséquent, celui de l’inflation, qui s’est élevé à 120,03 % en août en glissement annuel, selon l’Administration centrale de la statistique (ACS).

La décision des banques de limiter les plafonds de retraits en livres – alors que ceux en devises sont déjà appliqués depuis la fin de l’été 2019 – a été prise en réaction au resserrement par la Banque du Liban des limites de retraits des banques depuis leurs comptes courants. Toutefois, elles peuvent toujours retirer de leurs comptes bloqués, leur seule source de revenus actuelle, ce qui constituerait pour elles des coûts supplémentaires, pouvant atteindre « 50 à 80 % de la valeur des dépôts bloqués », toujours selon l’ACB. Certaines banques ont donc déjà réduit les plafonds de retraits de livres dans des proportions variables, tandis que d’autres ont prévu de le faire sous peu.


L’Association des commerçants de Beyrouth (ACB), présidée par Nicolas Chammas, a longuement détaillé hier dans un communiqué les conséquences des nouvelles restrictions bancaires sur les retraits en livres, annoncées cette semaine. Il a notamment mis en garde contre « une contraction économique », provoquée par une contraction de la masse monétaire. Ce alors que...

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