Une pompe à essence dans une station service. Photo d'archives P.H.B
La grogne des automobilistes est montée jeudi à Nabatiyé (Liban-Sud) face aux longues files d'attente qui se forment devant les stations-service qui se disent dans l'incapacité de fournir de l'essence du fait des ruptures de stock, dans un contexte de pénurie d'hydrocarbures sur fond de grave crise économique.
Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), les stations se plaignent de ne pas recevoir les quantités nécessaires de la part de leurs fournisseurs, alors que ces derniers accusent des pertes considérables en achetant leur marchandise en dollars, au moment où la livre libanaise continue de dévisser. Les automobilistes ont interpellé le ministère de l'Economie et les forces de sécurité à intervenir pour trouver une solution.
La BDL a commencé, peu après le début de la crise il y a plus d’un an, à subventionner le taux de change dollar/livre pour les importations de certains produits dont le carburant, en permettant aux distributeurs d’échanger auprès d’elle leurs livres libanaises contre des dollars à la parité officielle (alignée sur 1 507,5 livres pour un dollar). La mesure vise à maintenir les prix du carburant, qui sont plafonnés par le ministère de l’Énergie, en plein contexte de dépréciation de la livre. Mais l'on craint une fin proche des subventions alors que les réserves de la BDL s'amenuisent. Les propriétaires des stations-essence plaident pour leur part pour un arrêt progressif de ces subventions, afin d'amortir le choc.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine