L’indice PMI (Purchase Managers Index, indice des directeurs d’achat), publié hier par la BlomInvest avec Markit, a atteint 42,1 points en septembre contre 40,1 le mois précédent. Les entreprises du secteur privé, sondées au cours de la première quinzaine du mois, ont indiqué que l’économie du secteur privé au Liban demeure en mauvaise condition, alors que le pays est toujours en convalescence suite à la tragédie du 4 août. S’ajoute à cela une double détérioration : celle de la crise sanitaire liée au Covid-19 et celle de la crise économique et financière perturbant fortement l’accès aux devises en espèces.
La production, l’exportation et l’importation sont ainsi toujours sur le déclin, malgré une légère atténuation par rapport à août, et la réduction des effectifs continue sur sa lancée depuis septembre 2019. « Si l’économie libanaise essaie de résister (…), les conditions commerciales restent nettement mauvaises. Nonobstant la crise sanitaire, il est évident que la roue ne tournera pas pour le secteur privé si aucune réforme gouvernementale n’est prise ni aucun plan de reprise économique n’est approuvé (…) », a déclaré dans ce rapport l’économiste en chef et chef de recherche à BLOM Bank, Ali Bolbol.
Le PMI est un indicateur composite fondé sur les résultats mensuels de 400 entreprises. Un PMI en dessous de 50 points traduit une baisse d’activité. Si la valeur de l’indice est inférieure à celle du mois précédent, cela signifie que la baisse s’est accélérée. Parmi les autres résultats du mois de septembre, le sous-indice mesurant le niveau de production du secteur privé est remonté à 35,5 points contre 31,8 en août. Il en est allé de même avec les nouvelles commandes qui sont passées de 31,7 points en août à 35,2 points en septembre. Par contre, les délais de livraison ont légèrement baissé avec 46,2 points en août au lieu de 46,8 points le mois précédent.


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