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INITIATIVE

Deux lycéennes se mobilisent pour le droit à l’éducation

L’initiative Hakki Idrouss a pour objectif d’aider les jeunes les plus démunis à poursuivre leurs études en ligne.

Deux lycéennes se mobilisent pour le droit à l’éducation

Sarah-Jo Kallas. Photos DR

Élèves en classe de terminale au Grand Lycée franco-libanais de Beyrouth, Reina Tay Boudargham et Sarah-Jo Kallas mesurent la chance qu’elles ont de pouvoir poursuivre leurs études en ligne durant la pandémie liée au Covid-19. « Même si toute notre routine d’apprentissage a été bouleversée en très peu de temps, nous nous réjouissons tout de même d’avoir pu, très rapidement, poursuivre notre apprentissage à distance grâce à l’engagement de notre lycée et de nos professeurs qui ont fait en sorte qu’on puisse s’adapter à tous les changements », relève Sarah-Jo Kallas. Les deux jeunes filles, conscientes qu’avoir un ordinateur ou une tablette est une condition sine qua non pour suivre leurs cours en ligne, ne tardent pas à se soucier du sort des jeunes qui n’en disposent pas, pensant aux conséquences sur leurs études. « Après les explosions du 4 août, nous avons souhaité, Sarah-Jo et moi-même, lancer sur les réseaux sociaux l’initiative Hakki Idrouss (Mon droit à l’éducation) pour entrer en contact avec des élèves ayant besoin de tablettes et ordinateurs ainsi qu’avec des donateurs souhaitant leur offrir ces appareils », explique Reina Tay Boudargham. Épaulées par Ghada Hamouche Kallas, la mère de Sarah-Jo, les lycéennes ont ainsi pu grâce au soutien de généreux donateurs aider cinq familles à se procurer des ordinateurs. Et cherchent maintenant à trouver d’autres bienfaiteurs capables d’offrir des ordinateurs à 35 autres familles dans le besoin.


Reina Tay Boudargham.


Optimistes malgré tout

Avec leur initiative, les deux lycéennes ont choisi de se montrer actives pour impulser un changement positif dans un Liban où la crise économique menace en particulier les études des jeunes. Très attachées à leur pays, Reina Tay Boudargham et Sarah-Jo Kallas refusent d’imaginer qu’un avenir sombre guette la nouvelle génération. « En dépit de toutes les difficultés que traverse le pays, les jeunes Libanais ont appris, dès leur plus jeune âge, qu’il ne faut pas baisser les bras et qu’il faut trouver des alternatives pour dépasser les difficultés », souligne Reina Tay Boudargham qui apprécie les capacités de solidarité, d’entraide et la résilience dont fait preuve la population. Sarah-Jo Kallas choisit, elle aussi, d’envisager l’avenir avec optimisme. « Nous sommes un peuple qui aime la vie. La détermination des jeunes s’est ressentie après la tragédie du 4 août. Ils ont été nombreux à avoir déblayé les rues, les maisons et les restaurants détruits. La nouvelle génération a envie de construire un bel avenir et a besoin d’initier un changement politique et social dans le pays du Cèdre », explique-t-elle. Les deux jeunes filles, déterminées à poursuivre leur engagement, n’oublient pas de s’appliquer dans leurs études, persuadées que l’accès à l’éducation est la clé d’un avenir meilleur.

Pour contribuer à l’initiative Hakki Idrouss : https://www.facebook.com/hakkiidrouss/




Élèves en classe de terminale au Grand Lycée franco-libanais de Beyrouth, Reina Tay Boudargham et Sarah-Jo Kallas mesurent la chance qu’elles ont de pouvoir poursuivre leurs études en ligne durant la pandémie liée au Covid-19. « Même si toute notre routine d’apprentissage a été bouleversée en très peu de temps, nous nous réjouissons tout de même d’avoir pu, très...

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