Capture d'écran d'une vidéo publiée sur la page Facebook Akhbar el-Saha, montrant des manifestants devant le tribunal militaire, le 7 octobre 2020.
Quelques dizaines de personnes ont manifesté mercredi devant le tribunal militaire, à Beyrouth, où a débuté le procès de l'activiste Khaldoun Jaber pour "résistance violente face à des militaires et outrage à l'armée".
Les contestataires ont appelé à ce que M. Jaber soit innocenté de ces chefs d'accusation et libéré, réclamant "la fin de la politique de répression contre les révolutionnaires". "Si tu es un meurtrier, tu t'en sors, si tu es un collabo (avec Israël, ndlr), tu peux fuir. Mais si tu es libre, tu es jugé", pouvait-on lire sur une grande banderole brandie par des manifestants.
Khaldoun Jaber avait été interpellé en novembre, lors des premières semaines du soulèvement populaire, lors d'une manifestation sur la route menant au palais présidentiel. Il avait disparu pendant plusieurs heures avant de réapparaître dans un commissariat de Beyrouth. A sa sortie, il portait des traces de coups sur son corps.
Il y a quelques semaines, d'autres activistes devaient être entendus devant la justice militaire pour leur implication dans le mouvement du 17 octobre, et alors que la répression de la liberté d’expression se poursuit au Liban. Leur audience avait toutefois été ajournée. Le jugement de civils devant le tribunal militaire est sévèrement critiqué par les organisations internationales, et notamment Amnesty. A ce sujet, la ministre sortante de la Justice, Marie-Claude Najm, s'était dit la semaine dernière en faveur d'une limitation du rôle de ce tribunal.


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