Une photo de Sid Ahmed Ghlam en date du 20 avril 2015. Photo d'archives AFP
Le procès de l'étudiant algérien Sid-Ahmed Ghlam, accusé d'avoir projeté un attentat contre une église en avril 2015 à Villejuif (en région parisienne) et d'y avoir tué une femme de 32 ans, s'est ouvert lundi devant la cour d'assises spéciale de Paris. Le principal prévenu, vêtu d'un gilet gris, est jugé aux côtés de cinq autres personnes déjà détenues et de deux personnes, sous contrôle judiciaire, qui comparaissent libres. Deux autres accusés, des vétérans du jihad, doivent également être jugés même s'ils sont présumés morts en zone irako-syrienne.
Sid-Ahmed Ghlam, 29 ans, est notamment accusé d'avoir voulu attaquer le 19 avril 2015 une église de Villejuif à l'heure de la messe dominicale, quelques mois après les attentats de janvier contre l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo et contre une supérette, l'Hyper Cacher. Cet étudiant en électronique, au parcours universitaire chaotique, fiché pour soupçons de radicalisation islamiste, conteste les accusations portées contre lui. Il affirme avoir renoncé à son projet d'attentat et avoir appelé les secours après s'être tiré volontairement une balle dans la jambe. Il nie aussi avoir tué Aurélie Châtelain, professeure de fitness de 32 ans et mère d'une petite fille de 4 ans, froidement abattue dans sa voiture sur un parking. Les autres accusés sont soupçonnés d'avoir fourni du matériel et/ou des armes à Sid-Ahmed Ghlam.


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